• Radium girls, tome 1 : l'affaire des cinq condamnées à mort, d'Anne-Sophie Nédélec

    Radium girls, tome 1 : l'affaire des cinq condamnées à mort, d'Anne-Sophie Nédélec

    Année de publication (en France) : 2020

    Nombre de pages : 216

    ISBN : 978-2957252121

    Auteur : Anne-Sophie Nédélec

    Résumé :

    Découvrez l'histoire des Radium Girls, ces femmes sacrifiées par l'industrie de l'Amérique des années 20 et 30... Au printemps 1917, la United States Radium Corporation recrute en masse de très jeunes filles comme ouvrières peintres de cadrans de montres à destination de l'armée. Elles utilisent une invention révolutionnaire, la peinture Undark, à base de radium, qui permet aux chiffres de briller dans le noir.
    Le radium est à la mode et même gage de bonne santé ! Pour ces filles d'origine modeste comme Grace, Kathy, Edna ou les soeurs Maggia, c'est un emploi en or ! Pourtant, quelques années plus tard, elles développent d'étranges et effrayantes maladies... Les médecins n'y comprennent rien et US Radium nie farouchement toute responsabilité. Qui osera demander des comptes à l'une des plus puissantes firmes du New Jersey ?? Cinq femmes décident d'unir leurs efforts pour comprendre et réclamer justice.
    Entre enquêtes, mensonges et tâtonnements scientifiques, une invraisemblable bataille judiciaire commence...
    Basé sur une histoire vraie, Radium Girls - 1. L'Affaire des Cinq Condamnées à mort raconte l'histoire de Grace, Kathy, Quinta, Albina et Edna, et leur incroyable combat...

     

    Ma note : 15

    Mon avis :

    Il s'agit d'un service presse, je remercie l'autrice pour sa confiance.

     

    Il s'agit là d'un roman historique, qui nous parle donc d'une histoire vraie, d'un drame qui a réellement eu lieu, mais dont je n'avais pas entendu parler.

    C'est l'histoire d'une découverte scientifique : le radium. Des découvertes à propos de ce nouveau produit, qui devient vite à la mode. De la découverte de ses propriétés phosphorescentes que l'on a utilisé en peinture pour faire des montres. Et c'est surtout l'histoire des filles qui ont peint ces montres. Qui ont passé leur journée au contact de la peinture au radium, qui ont peint avec, qui ont effilé leur pinceau entre leur lèvre durant des heures tous les jours, ingérant forcément du radium quotidiennement sur plusieurs mois ou années.

    Et c'est surtout l'enquête, plusieurs années après, pour comprendre pourquoi elles tombent malades avec d'étranges symptômes. Car on ne connait pas assez le radium. On sait qu'il guérit certain cancer, on le pense donc bon pour la santé. On n'imagine pas un seul instant qu'il puisse être toxique.

    Et pourtant... Voilà, ces filles sont malades, et leur point commun, c'est bien ce travail. Donc il y a une enquête à mener et un coupable à trouver.

    L'histoire est une histoire vraie. Et elle est très bien retranscrite. On comprend les enjeux, les rouages, le tenants et les aboutissants de l'affaire pour les différents protagonistes. On sent aussi un travail de recherche de l'autrice, car il y a beaucoup d'éléments, beaucoup de personnages qui s'entrecroisent au sein de ce roman, de cette histoire.

    Le contexte de ce roman nous permet de voir l'effet de l'industrialisation sur les populations, un enjeu de taille. Surtout en ce début de 20e siècle où la protection des employés n'est pas vraiment l'ordre du jour... Le profit de grande entreprise prime sur la sécurité des travailleurs et la santé publique.

     

    Concernant les personnages, ils sont très nombreux. Il n'y a pas vraiment de personnage principal. C'est un peu perturbant au début, mais on s'y fait. Bon, du coup, je ne me suis pas attachée aux personnages, alors que c'est ce que je recherche dans mes lectures en général, mais je m'y suis faite, c'est compensé par d'autres points forts dans ce roman. Car chaque protagoniste a sa part dans cette affaire, avec des enjeux qui lui sont propres selon sa place, et j'ai beaucoup aimé cette forme avec le point de vue de tous les personnages qui nous permet de bien comprendre les intérêts de chacun.

     

    Le style d'écriture est très vivant, dynamique. On avance vite dans le livre, on imagine les scènes, et même si on n'approfondit pas les personnages, la plume nous permet de nous imaginer très bien les interactions des uns avec les autres, ce qui est très appréciable. On est vraiment immergé dans l'histoire, comme si nous étions nous même dans les années 20 à suivre cette affaire et ses évolutions.

    L'enquête faite avec les connaissances de l'époque sur le radium est intéressante à suivre.

     

    La fin ne m'a pas surprise dans sa globalité, mais certains éléments ont piqué ma curiosité, ce qui m'a donné envie de lire la suite.

     

    En bref, je recommande ce roman historique qui nous raconte une histoire vraie comme si nous étions citoyen américain de cette époque grâce à un saut dans le temps.
     

    En bref, ce que j'ai adoré : la multiplicité des points de vue qui permet de saisir les enjeux de cette affaire, et le style d'écriture qui donne l'impression de suivre tout ça en direct.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : je ne me suis pas attachée aux personnages.

     

    Citation :

     "- Si maintenant le radium est dangereux, alors tout est dangereux ! Même l'alcool ou le tabac, fulmina-t-il en jetant malgré lui un regard vers son coffre-fort."

    jo-jou


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  • La princesse au visage de nuit, de David Bry

    La princesse au visage de nuit, de David Bry

    Année de publication (en France) : 2020

    Nombre de pages : 280

    ISBN :   #ISBN9782918541721

    Auteur : David Bry (site non trouvé)

    Éditeur : éditions HSN, Lh'omme sans nom

    Résumé :

    Vingt ans après avoir quitté son village natal, vingt ans après avoir essayé de trouver - en vain - la princesse au visage de nuit pour qu’elle le sauve de ses parents, Hugo revient sur les traces de son enfance. 

    Un étrange accident de voiture, l’orage qui gronde sans cesse, des noms d’enfants dans le vent, une mystérieuse présence dans les bois et les lucioles qui volettent, toujours. Comme avant, au temps de la princesse au visage de nuit.

    Devenu adulte, Hugo ira-t-il jusqu’à la trouver ?

    Il se souvient, maintenant. La tristesse de Sophie, la détresse de Pierre, les jeux dans les champs, près de la rivière, leurs rires le soir alors que la nuit tombait et menaçait de les engloutir. Il se rappelle les promesses d'enfant, le serment dans la clairière, la course dans les bois, les lucioles autour d'eux, la grotte immense et l'ombre plus grande encore ; la magie qui devait les protéger puisque rien d’autre, rien d’autre ne le pouvait.

    À la frontière entre imaginaire et roman policier, La Princesse au visage de nuit raconte les enfances brisées, les adultes aux blessures trop profondes. Parce qu'on finit par y arriver, parfois, à vivre. Et peut-être, même, à être heureux.

     

    Ma note : 13

    Mon avis :

    J'ai lu ce livre dans le cadre du PLIB2021 dont il est un des finalistes. Je ne l'aurais clairement jamais lu sans ça, l'histoire ne me tentait pas du tout, je ne suis pas fan des romans policiers et du coup ce qui s'en approche ne m'attire pas vraiment de base. Bref, faire parti des jurés me permets de me faire sortir de ma zone de confort, et c'est aussi un des trucs chouettes avec le PLIB.

     

    Il s'agit de l'histoire de Hugo, qui revient dans son village natal à la suite de la mort de ses parents dans des circonstances suspectes. Il n'y était pas revenu depuis une nuit étrange, dont il ne se souvient pas, mais qui a marqué un tournant dans sa vie, avec la révélation de certains secrets et l'apparition d'autres. Suite à ça, il a été placé en famille d'accueil et a tout fait pour oublier ce village et ces évènements. Pourtant, il y est de retour. Et il pourrait avoir bien plus à régler avec lui même qu'il ne le pense. Il est temps de déterrer les secrets enfouis, mais pour cela, il va falloir creuser...

    Une histoire originale. J'en ai bien aimé la tournure, avec l'enquête pour comprendre ce qui a pu se passer mêlée de légendes. L'entrelacs de réalité et de mystique m'a plu, le dosage est bon, on reste sur le fil entre les deux, sans que l'on ne sache vraiment ce qui l'emporte, jusqu'à la fin. Un univers propre à l'auteur plutôt intéressant.

     

    Concernant le personnage principal, Hugo. Ce qu'il a subit dans son enfance, et cette nuit dont il ne se souvient pas, font de lui un homme qui ne vit pas entièrement. Il n'est pas heureux, trop de choses lui pèsent sans qu'il n'en est vraiment conscience. On ressent bien ça dans le récit. Pour autant, j'ai gardé beaucoup de distance avec le personnage. Il était intéressant à suivre mais je ne me suis pas attachée à lui.

    Parmi les autres personnages, on trouve notamment Anne, amie d'enfance d'Hugo et flic chargée de l'enquête sur la mort de ses parents. Sa sœur a disparu lorsqu'elles étaient enfant, lors de la nuit au départ de cette histoire. Elle est toujours hantée par cette disparition car personne n'a jamais su ce qu'il s'était passé, n'a jamais compris le pourquoi. J'ai préféré Anne à Hugo, plus vivante, malgré le passé qui la ronge. Mais on ne peut pas dire que je l'ai adorée non plus.

    Lisenne, c'est un peu la vieille folle du village, que les enfants prennent pour une sorcière et dont tout le monde a un peu peur. Étrange femme.

    Et enfin, entre autre, Chloé, William et Sébastien. Les amis actuels d'Hugo. Un groupe de potes un peu paumés, ils ont leurs habitudes dans les bars de Paris notamment. Je n'ai pas bien compris leur intérêt dans l'histoire, pourquoi l'auteur les y a inclut, si ce n'est peut-être comme moyen de laisser Hugo s'exprimer sur son enfance. Mais étrangement, j'ai bien aimé ces trois là et la dynamique du groupe.

     

    Concernant le style d'écriture  il n'est peut-être pas exceptionnel, mais il est très facile à lire, du coup de livre est agréable à lire et se lit vite. Cependant, j'ai lu que beaucoup ont trouvé une ambiance particulière à ce roman, personnellement, j'ai eu du mal à la ressentir vraiment.

    Ce que j'admire surtout, c'est la construction de l'histoire. Bien que je n'ai pas particulièrement aimé ce roman, je dois reconnaître que l'auteur a fait un très bon travail sur ce point, avec l'entrelacs entre légende et réalité. L'installation du flou entre les deux, qui perdure tout au long du roman, est très bien manié.

     

    La fin est bien écrite, toujours dans ce même mélange mystique/réel.

     

    Mais sur le global, avec moi, ce livre, ça ne l'a pas fait. Le roman est agréable à lire, il est bien écrit, mais il n'a pas réussit à m'embarquer. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire (j'ai préféré les passages à Paris à ceux dans le village avec l'enquête), je ne me suis pas attachée au personnage et je n'ai pas été touchée par l'ambiance que d'autres ont adorée. Allez savoir pourquoi... Toujours est-il que je pense qu'il peut trouver un bon lectorat et qu'il le mérite, aussi s'il vous tente, je vous encourage à le découvrir pour vous faire votre propre opinion.

     

    En bref, un livre bien écrit même s'il ne m'a pas particulièrement plu. Mélange policier/fantastique qui mérite de trouver son public.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : le mélange mystique/réalité très bien dosé.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage ni a entrer dans l'histoire.

     

    Citation :

     "La haine, monsieur Pelletier, est comme tous les autres sentiments, réfute Faron. Elle peut faire perdre la raison."

    jo-jou

    La princesse au visage de nuit, de David Bry #PLIB2021


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    Voici mon bilan lecture du mois de juillet. De bonnes lectures, pour ce premier mois d'été aux accents d'automne... On espère avoir plus de soleil en aout, parce que c'est quand même plus agréable de lire avec le soleil.

    Steam Sailors, tome 1 : L'héliotrope, de E.S. Green

    Bilan lecture juillet

     

    L'urgence c'est de vivre, de Pierre Madiot

    Bilan lecture juillet

     

    Né sous une bonne étoile, d'Aurélie Valognes

    Bilan lecture juillet

     

    Détective Conan, de Gosho Aoyama, tome 4 et 5

    Bilan lecture juilletBilan lecture juillet

     

     Un total de 3 livres pour 875 pages lues, ainsi que 2 mangas. Je suis contente de ce bilan, des lectures très différentes, j'aime bien varier les genres de lectures.

     

    Image par Myriams-Fotos de Pixabay


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  • Né sous une bonne étoile, d'Aurélie Valognes

    Né sous une bonne étoile, d'Aurélie Valognes

    Année de publication (en France) : 2020

    Nombre de pages : 326

    ISBN : 9782863744826

    Auteur : Aurélie Valognes

    Éditeur : Mazarine

    Résumé :

    A l'école, il y a les bons élèves... et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Il aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu'il collectionne. Pourtant, Gustave est travailleur. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas.
    Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant. À force d’entendre qu’il est un cancre, Gustave finit par s’en convaincre, sans imaginer qu’une rencontre peut changer le cours des choses.
    Parfois, il suffit d'un rien pour qu'une vie bascule du bon côté...

     

    Ma note : 17

    Mon avis :

    Ce roman nous raconte l'histoire de Gustave, un jeune garçon que l'école n'aime pas beaucoup, et de son parcours pour découvrir ce qu'il peut devenir grâce à une rencontre. Le pitch de l'histoire est assez simple. C'est l'histoire de beaucoup d'enfants en échec scolaire que l'école n'aime pas, parce qu'elle estime que c'est aux enfants de s'adapter à elle et non l'inverse. Du coup, c'est une histoire qui parle à beaucoup.

     

    Gustave est un garçon rêveur, et aussi perfectionniste, il veut toujours très bien faire les choses pour rendre fière sa maman, trop bien, car ça le rend lent, trop lent pour l'école où il faut avancer vite dans le programme scolaire pour le finir. C'est aussi un petit garçon travailleur, car il passe ses soirées à essayer de rattraper son retard de la journée. Mais rien à faire, il y a des choses qui ne veulent pas rentrer. Et c'est difficile pour lui, car il ne trouve pas le soutient dont il aurait besoin auprès de ses professeurs, qui n'ont pas le temps de s'attarder pour un élève qui n'avance pas, qu'ils cataloguent donc comme faignant. Mais Gustave est un garçon persévérant. Et il y a des choses pour lesquelles il est doué : il se débrouille bien à l'oral, mais encore faut-il lui en laisser la chance.

    Il y a Joséphine, la grande sœur de Gustave. Première de classe, fière de l'être, c'est une ambitieuse visant le sommet, voulant absolument être la meilleure. Elle ne comprend pas les difficultés de Gustave, ne les ayant jamais vécue. Centrée sur sa personne, elle ne comprend pas toujours l'impact de ce qu'elle peut dire sur les autres. Mais Gustave la connait bien, il sait qu'elle n'est pas méchante avec lui. Et elle reconnait ce que Gustave sait faire et finira par essayer de l'aider. Je me suis identifiée en une partie de Joséphine. J'ai été la grande sœur première de classe, un peu désemparée et désarmée devant les difficultés d'un petit frère qui n'y arrive pas bien. Je n'avais pas du tout son caractère (plutôt du genre à faire signer mes contrôles seulement quant mon petit frère n'était pas là pour pas lui faire de peine qu'à me vanter comme elle), mais je me suis clairement identifiée à sa situation.

    Noémie, c'est la maman désemparée, elle porte Gustave à bout de bras, autant qu'elle le peut, l'aide dans ses devoirs, prend tout le temps qu'elle peut avec lui, pour lui. Quitte à sacrifier une partie de la vie de famille pour Gustave et son école.

    Et enfin, il y a cette prof, mademoiselle Bergamote, celle qui croit que tous les élèves doivent avoir leur chance. Celle qui leur vient en aide, fait tout ce qu'elle peut pour s'adapter à eux. Une prof comme il devrait y en avoir tant, mais à qui l'école ne donne pas assez de moyens pour faire ce qu'elle estime nécessaire pour aider ses élèves. Je l'ai beaucoup apprécié, j'ai reconnu en elle plusieurs des profs que j'ai eu la chance d'avoir dans ma scolarité.

    Des personnages très vrais. Et un Gustave si touchant...

     

    Cette histoire est écrite avec le style d'Aurélie Valognes, que j'ai beaucoup aimé retrouver. Agréable et facile à lire, plein de douceur et de tendresse même pour ce sujet difficile. Fluide, l'écriture nous emporte auprès de ce petit Gustave.

    Ce livre nous parle de l'école, des difficultés scolaires de certains enfants, et du manque de moyens pour s'adapter à eux qui ne permet aux instituteurs et professeurs d'avoir de les aider comme il faut. Ce livre est pour tous les enseignants, dont j'admire le métier.

    La fin du livre est belle, quoique l'épilogue soit un peu idéaliste, mode conte de fée.

     

    En bref, un livre plein d'espoir. Pour les enfants avec des difficultés scolaires. Pour les parents qui les accompagnent souvent à bout de bras. Pour les enseignants qui font de leur mieux malgré le manque de moyen. L'espoir de s'en sortir, qu'un jour ça change.

    Un bel hommage de la part d'Aurélie Valognes.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : Le côté touchant de Gustave, l'histoire si réaliste, l'écriture très agréable à lire.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Rien.

     

    Citation :

     "Le maître ne put s’empêcher dans le carnet de notes du second trimestre d’insister sur sa proposition de redoublement et d’indiquer en commentaire général : « Veut mais ne peut pas » ! De ces phrases qui blessent un enfant à vie. A moins que sans le savoir, il ne lui ait donné une rage de réussir, d’aller le plus haut possible. Pour prouver que rien n’est jamais écrit."

    jo-jou


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  • L'urgence, c'est de vivre, de Pierre Madiot

    L'urgence, c'est de vivre, de Pierre Madiot

    Année de publication (en France) : 2021

    Nombre de pages : 172

    ISBN : 978-2-7082-5371-1

    Auteur : Pierre Madiot (site non trouvé)

    Éditeur : Les éditions de l'atelier

    Résumé :

    Pendant près de trois années, l’auteur de cet ouvrage a accompagné son épouse atteinte d'un cancer. Au pôle d’oncologie de la clinique de Saint-Nazaire, ils ont, ensemble, arpenté les couloirs, attendu dans les salles d’attente, connu les salles de soin : radiothérapie, hôpital de jour, hospitalisation complète… Ils ont fréquenté les bureaux des médecins, les comptoirs des secrétaires.

    C'est pour témoigner de cela que cet ouvrage donne la parole aux membres de l’équipe d’oncologie de Saint-Nazaire pour qu’ils racontent, de l’intérieur même des lieux et des services de soin, ce combat pour la vie dans des circonstances où, pourtant, la perspective d'une issue fatale est souvent plus qu'une menace.

    Oncologue, dosimétriste, secrétaire médicale, kinésithérapeute, aide-soignante, infirmière, agente de service hospitalier, assistante sociale… chacune et chacun raconte la réalité de son travail au quotidien, auprès des malades : les gestes techniques, les relations avec les autres intervenants, l’accompagnement des familles… La succession de ces récits, reliés par le regard porté par l’auteur sur sa propre expérience d’accompagnant, donne à voir de l’intérieur un service où les malades ne se battent pas seuls : ils ont à leur côté des hommes et des femmes qui ont choisi leur métier pour ce qu’il a de profondément humain. Un métier qu’ils ont choisi d’exercer en se tournant résolument vers la vie, ici et maintenant.

     

    Ma note : 16/20

    Mon avis :

    Il s'agit d'une lecture reçue dans le cadre d'une opération masse critique de Babelio, que je remercie ainsi que la maison d'édition et l'auteur pour ce livre.

     

    Ce livre est particulier. La femme de l'auteur était malade d'un cancer. Et c'est dans ce contexte qu'il a rencontré une équipe d'oncologie. A travers ce livre, il livre leur témoignage, l'envers du décors, ainsi que son propre témoignage en tant qu'accompagnant.

     

    On rencontre donc infirmière, aide soignante, médecin, pharmacien, diététicienne, psychologue, agent de service hospitalier, et beaucoup d'autres encore. Chacun nous parle, avec une grande sincérité, de ce qu'est leur métier, surtout dans le contexte très particulier d'un service d'oncologie. Ils nous parlent de ces patients atteint de cancer, de leur façon d'aller à l'essentiel, du besoin de soutien, de la relation de soin toute particulière qui se noue dans ces cas là.

    Ils nous parlent aussi de ce qui les atteint, nous rappellent que la personne derrière le soignant est bien là et ne peut qu'être atteinte par ces situations difficiles, ils nous disent comme c'est dur parfois, mais aussi comme ils choisissent ce métier et font de leur mieux. On voit toute l'humanité dans ces situations de vie.

    Un autre point que je retiendrais, c'est à quel point toutes ces personnes avec des métiers et des compétences différentes sont complémentaires. Je trouve que c'est quelque chose qu'on nous enseigne trop peu dans nos études médicales, nous n'avons pas beaucoup affaire aux infirmières/aide-soignante pour la prise en charge des patients en tant qu'étudiant, alors qu'on aurait aussi des choses à apprendre avec eux. Par exemple, comprendre à quel point c'est important de tenir compte de leur point de vue, parce que les patients leur parle plus qu'au médecin. Bref, c'est une des leçons que je tire de ce livre pour ma pratique future.

    Et le témoignage de cet homme sur les étapes de la maladie de sa femme sont extrêmement touchantes. Comme tous les témoignages qui sont très bien écrit. C'est un livre plein de vie et d'émotions, comme l'annonce le titre. Parce que jusqu'à la fin, il y a encore de la vie, et même après, il y a aussi les proches. Et que cette vie est importante. On nous le dit parfois, mais dans ce livre, c'est par un autre point de vue que celui que j'ai habituellement, et c'est important aussi de le voir.

     

    Les voix de chacun sont bien retranscrites, on sent que c'est authentique, le style d'écriture est très facile à lire.

     

    En bref, c'est un livre que je trouve très touchant, qui nous montre l'envers d'un service d'oncologie, avec de multiples points de vue, ce qui est très intéressant. Il est très positif malgré le sujet, plein de vie. Je le recommande.

     

    Citation :

     "La vie, c'est jusqu'au dernier souffle."

    jo-jou


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