• Les couleurs de l'espoir, de Julie Kibler

    Les couleurs de l'espoir, de Julie Kibler lecture voyages sur un mot roman avis littéraire chronique livre

    Titre original : Calling me home

    Année de publication (en France) : 2013

    Nombre de pages : 448

    ISBN : 978-2-298-06230-4

    AuteurJulie Kibler

    Éditeur : Editions France Loisirs

    Résumé :

    Dans l'Amérique des années 30, une poignante histoire d'amour, pur mais interdit.

    Quand Isabelle, 89 ans, demande à sa coiffeuse Dorrie de la conduire à des funérailles à l'autre bout du pays, la jeune afro-américaine, bien que surprise, accepte.

    Qui cette vieille femme blanche et distinguée va-t-elle enterrer ? Pourquoi ne veut-elle rien dire ? Au cours de ce périple, pourtant, Isabelle va lui raconter sa bouleversante histoire d'amour, à 16 ans, avec le fils de sa gouvernante noire. Une passion, dans l'Amérique ségrégationniste de 1939, impossible car hors-la-loi...

    Et tandis que la vieille dame révèle ses terribles secrets, un lien profond se tisse entre les deux femmes. Et si, malgré leurs différences, elles se révélaient très proches en réalité ?

     

    Ma note : 16/20

    Mon avis :

    En ces temps de confinement, quoi de mieux qu'un bon livre pour s'occuper ? Je n'ai pas été déçue avec celui-là. Je savais à quoi m'attendre puisque c'était une relecture pour moi, c'était une valeur sûre et j'ai apprécié.

    L'autrice s'est inspirée de l'histoire de sa propre grand-mère pour écrire ce roman, ce qui lui donne une dimension particulière.

     

    C'est l'histoire d'Isabelle, 89 ans, qui demande à sa coiffeuse (et amie) Dorrie de l'accompagner à un enterrement. Mais elle ne lui dit pas qui elle va enterrer. Et tout au long de leur route, Isabelle raconte à Dorrie l'histoire de sa jeunesse, et l'amour interdit qu'elle a vécu avec Robert, le fils noir de sa gouvernante.

    En parallèle, Dorrie se pose des questions sur sa vie, sur ses problèmes avec son fils, sur sa relation naissante avec Teague. Et ce que lui raconte Isabelle lui permet d'adopter un autre point de vue sur sa vie à elle, de comprendre certaines choses.

    Ce sont donc deux histoires mêlées tout au long d'un "road trip" (enfin, c'est un bien grand mot, disons au long d'un voyage). C'est aussi l'histoire de la relation entre ces deux femmes, que tout oppose en apparence : leur génération, leur vécu, leur milieu social, leur couleur de peau. Et pourtant, elles partagent beaucoup, toutes les deux.

    L'histoire m'a beaucoup plu.  J'ai adoré découvrir ces deux femmes et leur histoire à chacune.

     

    D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé ces deux personnages que sont Isabelle et Dorrie.

    Dorrie est une mère célibataire de deux enfants, dont le premier est à l'âge difficile de l'adolescence et fait les bêtises qui vont avec. Ses relations avec les hommes sont compliquées. Elle a très tôt appris à ne compter que sur elle même pour s'occuper d'elle et subvenir à ses besoins. Cette femme m'a touchée par son caractère indépendant, sa façon d'aimer ses enfants et de vouloir absolument le mieux pour eux.

    Isabelle est une vielle dame, avec son caractère, sûre d'elle, à qui il ne faut surtout pas marcher sur les pieds. C'est une femme intelligente. Et la version jeune d'Isabelle cherche le bonheur, mais la jeunesse l'empêche parfois de voir toutes les conséquences de ses actes et de mesurer tous les risques qu'elle prend pour Robert. La version jeune d'Isabelle est touchante, pleine d'espoir, de rêves. Elle commence à se poser des questions sur sa société, sur son mode de vie, sur des choses qui l'on entourées depuis son plus jeune âge.

    Et son amour, Robert, est un jeune homme intelligent, droit, qui sait être discret et est plus réfléchi qu'Isabelle. Mais son amour est aussi puissant que celui de la jeune fille. C'est seulement qu'il est plus conscient qu'elle des risques qu'il encourt, jeune noir, à aimer une fille blanche dans l'Amérique des années 30.

    Leur relation amoureuse, bien qu'interdite, est belle, pure et sincère. Ce n'est pas un simple amour d'adolescents, c'est le genre de relation qui est faite pour durer toujours. Mais le contexte fait que cela n'est pas possible. Et pourtant, ils vont se battre pour eux deux, autant qu'ils le pourront.

     

    Le style de l'auteur est agréable à lire, mais il y a parfois quelques problèmes de traduction dans le temps des verbes qui m'ont interpelée.

    On a une alternance de point de vue et de moment, entre la Dorrie d'aujourd'hui et l'Isabelle du passé. En fait, c'est Isabelle qui raconte son histoire à Dorrie pendant qu'elles font le trajet pour se rendre à l'enterrement. Et cette alternance, chapitre par chapitre, est très intéressante à lire. On ne s'y perd pas, au contraire, et c'est très agréable de découvrir les deux histoires en parallèle.

     

    Les thèmes abordés sont nombreux. 

    Évidemment, la ségrégation qu'il y a pu avoir au États-Unis par le passé est central. Et très bien abordée. L'interdiction pour les noirs de rentrer dans la ville après le couché du soleil en est un exemple flagrant. Les maltraitances qu'ils peuvent subir aussi. La position qu'ils doivent adopter face aux blancs. Tout ça se ressent dans le livre, au travers les yeux d'Isabelle.

    Mais ce n'est pas le seul thème abordé.

    On parle aussi d'amour, d'un amour pur, beau. Ce n'est pas un simple amour adolescent, c'est un amour beaucoup plus fort, fait pour durer, mais du fait de l'âge des personnages, il en a tout de même les certitudes et les illusions des premières fois.

    Cela parle aussi des relations difficiles entre une mère et sa fille. Ou encore, de la perte d'un enfant et de l'effet dévastateur que cela peut avoir sur une vie.

    Et bien sûr, il y a le relation d'amitié particulière entre Dorrie et Isabelle, entre noirs et blancs, entre deux femmes très différentes.

    Cela parle également des préjugés sur les noirs qui ont encore cours aujourd'hui. Une scène dans un restaurant sur le regard que porte un couple au duo formé par les deux femmes en est la preuve, avec un personnage qui ne comprend pas comment elles peuvent se retrouver ensemble. (D'ailleurs la réaction d'Isabelle à ce moment est formidable je trouve.) Ce genre de préjugé n'est d'ailleurs pas toujours conscient, mais tout de même encore présent aujourd'hui.

    Bref, de nombreux thèmes sont abordés et cela donne à réfléchir.

     

    J'ai mis un peu de temps à me mettre totalement dans le livre au début, mais une fois l'histoire bien démarrée, je l'ai lu très vite, et j'ai eu les larmes aux yeux une ou deux fois sur des sujets qui me touchaient particulièrement.

    C'est loin d'être une livre très joyeux tout du long, même si c'est de la romance, et il n'y a pas vraiment de happy end (on le sait dès le début), mais on ne s'attend pas à la fin. Elle est vraiment super, intense en émotions et en découverte, la première fois que je l'ai lu je ne m'y attendais pas. Et même là, à ma relecture, j'avais beau connaître la fin de l'histoire, j'ai quand-même été surprise, et surtout très émue, quand les révélations finales sont arrivées. On ne s'y attend pas. On se demande tout du long qui va être enterrer. On a une hypothèse, qui parfois change, mais quand on découvre la vérité...

    Et ce qui se passe après l'enterrement, dans le dernier chapitre, est fort en émotions, et en symbole aussi je trouve. Mais je ne vais pas en dire plus, je ne voudrais pas vous spoiler ça...

     

    En bref, ce que j'ai adoré : les relations entre les différents personnages, les sujets abordés, les émotions ressenties, la fin.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : les petits problèmes dans la traduction.

     

    Citation :

     "J'ignorais encore que, quand on est amoureux, les raisonnements les plus sensés s'envolent par cette nouvelle fenêtre ouverte dans le cœur."

    jo-jou


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  • Les victorieuses, de Laetitia Colombani

    Les victorieuses, de Laetitia Colombani lecture voyages sur un mot roman avis littéraire chronique livre

     Année de publication (en France) : 2019

    Nombre de pages : 224

    ISBN : 978-2-246-82125-0

    Auteur : Laetitia Colombani

    Éditeur : Editions Grasset

    Résumé :

    À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate  : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.
    Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité  : «  cherche volontaire pour mission d’écrivain public  ». Elle décide d'y répondre.
    Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.

    Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou  : leur construire un Palais.

    Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

     

    Ma note : 20/20 !

    Mon avis :

    Un coup de cœur. Une pépite. Un livre que j'ai très envie de faire découvrir.

    J'avais déjà découvert cette autrice avec son premier roman, la tresse, que j'ai adoré, et je n'ai pas hésité une seconde à acheter son second livre. Je n'ai pas été déçue.

     

    L'histoire de Solène, cette femme qui se reconstruit après son burn-out en tant qu'avocate, qui se retrouve et retrouve ce qu'elle a sacrifié à son métier, est émouvante. L'histoire de Blanche, cette femme forte qui se bat pour ses idéaux et pour venir en aide aux personnes dans le besoin, est magnifique. Le lien entre les deux histoires est beau. Ce qui donne un roman au fond excellent. C'est bien construit, on est embarqué entre les pages.

     

    Le personnage de Blanche est fort. Elle est déterminée, sûre d'elle, et elle se bat pour ce qui lui semble juste. Mais plus qu'un personnage, Blanche Peyron fait réellement partie de l'Histoire, et ce qui est raconté dans ce livre nous relate son histoire. On s'attache à cette femme et à son courage.

    Solène est une avocate en burn-out qui se reconstruit. Son médecin lui conseille le bénévolat, c'est comme ça qu'elle se retrouve au Palais de la femme, un lieu d'accueil pour femmes en difficulté (le lien avec Blanche est là, c'est elle qui est à l'origine de ce lieu). Solène ne connait du mot précarité que ce qu'elle en voit à la télé, elle n'est pas sûre d'être prête à le côtoyer dans la réalité. Et pourtant, elle s'y rend. Pour être "écrivain public". Pour prêter ses mots à ces femmes qui en ont besoin. Elle n'était peut-être pas prête à ce qu'elle allait rencontrer, mais ça va lui permettre de se retrouver elle même.

    Les autres personnages, notamment toutes ces femmes que Solène rencontre, sont touchantes, émouvantes. On ne peut pas s'empêcher d'avoir de l'empathie pour les différents personnages de l'histoire.

     

    Le style de l'autrice est simple, mais il nous prend et nous emmène, loin, très loin. On suit, les  yeux fermés, on se laisse guider au travers des mots, entre les pages. Style simple mais tellement agréable à lire. Le choix du temps du récit (le présent) rend cela encore plus prenant, immersif.

    L'autrice arrive à nous faire ressentir beaucoup d'émotions (j'ai eu les larmes aux yeux deux ou trois fois). Ses mots atteignent le lecteur.

     

    Plusieurs thèmes sont abordés dans ce livre, comme le burn-out et le reconstruction de soi, comme la précarité. Et comme l'écriture, aussi. Le tout avec des mots juste, qui nous touchent.

     

    C'est pour moi un véritable coup de cœur, et une lecture que je recommande fortement !

     

    En bref, ce que j'ai adoré : l'histoire, les personnages, le style de l'autrice et les émotions qu'elle fait passer, les thèmes abordés. En fait, tout...

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Rien. Rien de rien !

     

    Citation :

     "Elle a honte, tellement honte : pleurer devant cette femme qui a vécu l'enfer. Cette femme qui la prend dans ses bras, la console à présent comme le ferait une mère."

    jo-jou


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  • La saga des âmes : l'âme bleue 1, d'Océane Ghanem

    La saga des âmes : l'âme bleue 1, d'Océane Ghanem lecture voyages sur un mot roman avis littéraire chronique livre

     Année de publication (en France) : 2019

    Nombre de pages : 412

    ISBN : 979-10-97232-66-5

    AuteurOcéane Ghanem ou ici

    Éditeur : Plume du web

    Résumé :

    Oksana rencontre Max dans une boite de nuit obscure et enfumée. L'attraction qu'elle éprouve pour lui est immédiate, et presque trop forte. Elle sait qu'elle n'a pas de temps à perdre à fantasmer sur des hommes qu'elle ne peut pas avoir, mais elle n'arrive simplement pas à détourner le regard. C'est plus fort qu'elle : il la fascine, il l'obsède.

    Mais Max est farouche, difficile à cerner. Il aboie autant qu'il mord, déterminé à garder jalousement ses secrets pour lui.

    Plus Oksana s'approche de son cœur, plus Max la rejette.

    Jusqu'où ira-t-elle pour son sourire ?
    Se fera-t-elle un bleu à l'âme ?

     

    Avertissement : Attention ! Ce livre n'est pas destiné aux plus jeunes, il y a des scènes de sexe assez explicites.

    Ma note : 18/20

    Mon avis :

    J'ai reçu ce livre à noël. L'autrice a débuté cette histoire sur Wattpad, ça faisait donc un moment qu'elle me faisait de l’œil, vu que j'ai lu les premiers chapitres sur la plateforme. Mais comme toujours, mes livres ont tendance à passer un certain temps dans ma PAL, et c'est donc seulement maintenant que je l'ai lu alors que je l'ai depuis décembre... J'ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture. J'attends le tome 2 pour mon anniversaire avec impatience maintenant...

     

    Il s'agit donc d'une romance. Entre Oksana, une jeune femme pétillante, et Max, un homme secret à l'esprit torturé. C'est le coup de foudre pour Oksana. Elle veut Max, elle veut percer ses secrets, passer ses défenses. Même si elle sait que la chute va être rude. Max, lui, se dit incapable d'aimer. Mais il prend tout ce que lui donne Oksana, en sachant qu'elle finira par partir. Voilà globalement l'histoire. De la romance comme on l'aime... Et comme j'adore ça...

     

    De plus, même si d'un premier abord, l'histoire est simple, le passé des personnages est creusé et travaillé, ce qui donne de la profondeur au roman ainsi que des personnages forgés par ces évènements antérieurs, avec des retentissements dans le présent de l'histoire sur leur façon d'être et leur psychologie. Donc les personnages sont vraiment très intéressants à découvrir, on apprend à les connaître et à les comprendre au fil de la lecture et on s'attache à eux.

    Oksana est une jeune femme pétillante. Elle a un humour particulier, avec des blagues très nulles mais qui font beaucoup rire. Elle aime faire rire et sourire son entourage. Malgré un passé lourd et une famille compliquée, elle est pleine de joie de vivre.

    Max est un homme à l'esprit torturé par un lourd passé. Beau comme un ange, c'est l'atout qui lui permet de réussir dans la vie (il est mannequin). Mais son passé le bouffe de l'intérieur. Il ne se pense pas capable d'aimer, trop détraqué pour ça. On devine dés le premier chapitre que sa vie n'a pas été simple. Mais on ne découvre ce qu'il a vécu qu'au fur et à mesure de l'histoire, petit à petit (et je pense qu'il manque encore pas mal de morceaux qui seront dans le tome 2). De même pour Oksana d'ailleurs, les informations sur son passé sont distillées tout du long.

    Je ne vais pas détailler les autres personnages, car certains sont secondaires et feront l'objet de la suite de la saga, et d'autres sont très secondaires et apparus trop peu pour que je m'attarde dessus, si ce n'est pour dire que même sans apparaitre beaucoup, on sent par exemple l'amitié très forte qui unie Oksana et ses amis, ou les relations compliqué qu'elle a avec sa famille.

     

    Cette façon qu'a l'auteur de nous donner des petits morceaux du passé des personnages tout doucement est très bien maitrisée, ça s'intègre à la perfection au récit et ça ne nous donne qu'une seule envie, poursuivre et en savoir plus. Je trouve la plume très belle, le style est fluide, agréable à lire. Habituellement, je préfère les récits au passé, mais celui-ci est au présent, et ça ne m'a pas déranger du tout, au contraire, c'est très immersif dans l'histoire (j'ai eu du mal à lâcher le livre, soyons clair). Le point de vue alterne entre Oksana et Max, ça nous permet de nous attacher autant à l'un qu'à l'autre, j'ai beaucoup aimé.

    Et l'histoire prend son temps (sans pour autant trainer en longueur, loin de là), ce qui permet de détailler les personnages, leurs états-d'âmes, leur passé et leur psychologie.

     

    La relation Oksana/Max est particulièrement intense. Ce n'est pas de romance à l'eau de rose, non. C'est intense, ça prend au tripes. Les sentiments sont compliqués, multiples, ambiguës. Et l'esprit torturé de Max rend les choses très difficiles. La relation est aussi très charnelle. Et ce, dés le début (attention aux âmes sensibles, scènes de sexe explicites).

    Le prologue et le premier chapitre donne le ton de la complexité de la relation tout de suite. Oksana montre son côté timide et enjouée, Max a au début l'air d'un sale type imbu de sa personne, mais on devine qu'il y a tellement plus derrière. L'attirance est immédiate et puissante. On sent tout de suite que ça va être intense entre les deux. Et peut-être destructeur, en partie.

    Le ton est donc donné dès le début, ce qui nous permet de nous plonger dans le récit très vite. Et les promesses faites sont tenues dans le reste du livre.

    Et vu la fin de ce premier tome, j'ai très envie de lire la suite...

     

    En bref, ce que j'ai adoré : les personnages et leur psychologie, le style de l'auteur, l'histoire,... Et aussi une très belle couverture, je trouve.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Je ne vois pas...

     

    Citation :

     "Ma vision s'étrécit, je ne vois plus qu'elle. Et je crois qu'elle aussi, elle ne voit plus que moi."

    jo-jou


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  • Bonjour,

    Aujourd'hui, je viens vous dire que j'ai ouvert un compte instagram pour le blog.

    N'hésitez pas à y jeter un coup d’œil et à vous abonner !

    Bonne journée

    Instagram lecture voyages sur un mot roman avis littéraire chronique livre


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  • Quand nos souvenirs viendront danser, de Virginie Grimaldi

    Quand nos souvenirs viendront danser, de Virginie Grimaldi lecture voyages sur un mot roman avis littéraire chronique livre

     Année de publication (en France) : 2019

    Nombre de pages : 349

    ISBN : 9782213709833

    Auteur : Virginie Grimaldi

    Éditeur : Fayard

    Résumé :

    « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
    Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six: Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
    Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos souvenirs, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre . Tous les coups sont permis: nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
    À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline livre une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

     

    Ma note : 20/20, coup de cœur !

    Mon avis :

    Du pur chef d’œuvre. Un coup de cœur. J'ai adoré, j'ai passé un super bon moment dans ma lecture. (Bon, mon sommeil en a pâti la nuit dernière, mais c'est une autre histoire...)

    C'est l'histoire de Marceline. Une femme de 83 ans. Mais pas le genre de mamie douce et gentille, non, plutôt dure, cynique. D'un premier abord en tout cas. Et Marceline nous raconte son histoire. Celle de sa vie, des personnes avec qui elle vit. Pourquoi ? Parce que la rue qu'elle habite est menacée, le maire veut la raser pour construire une école, et donc les expulser de leur maison, elle et ses voisins. Alors, ils vont se réunir, malgré leurs différents, leur âge avancé, leurs problèmes de santé. Et ils vont se battre. Et Marceline raconte tout ça. En y ajoutant régulièrement des souvenirs de leur passé.

    Le tout donne un livre qui raconte une superbe histoire.

     

    Les personnages sont particulièrement attachants. Marceline qui s'ouvre au court du livre. Marceline que j'ai appris à aimer de tout mon cœur... Anatole, son mari, si loyal, si droit, à la fois fidèle à ses convictions et capable de se remettre en question. Et tout leurs voisins et voisines, Rosalie et son indépendance, Joséphine et son sourire et sa bonne humeur, Marius et son saxophone, Gustave et ses tentatives d'humour. Un petit groupe d'octogénaires jeunes dans leur tête (comme diraient Marceline, ils ne sont pas âgés, ils ont de l'expérience, nuance). Et puis Grégoire, le petit fils de Marceline, journaliste, adorable avec ses grands-parents. Et beaucoup d'autres. Tous sont attachants, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ont une identité, un quelque chose qui les rend vivants. Ma préférence va à Marceline, la narratrice.

     

    Le style de l'autrice est très plaisant et agréable à lire. Les chapitres sont courts, ça se lit bien, facilement, le rythme de lecture est dynamique, on ne s'ennuie pas du tout ! On est emporté auprès de ces petits vieux géniaux, et on a envie de participer à leurs actions pour garder leurs maisons.

    Ce n'est pas vraiment un livre qui se veut à suspens, mais pourtant les révélations arrivent toujours exactement au bon moment. C'est bien construit, bien amené, sans qu'on les soupçonne avant, et j'ai aimé être prise par surprise plus d'une fois.

    Le livre alterne présent et passé, Marceline mêle les deux dans son récit. Et ça donne une dimension particulière, car les deux sont intriqués, c'est le passé qui a mené les personnages au présent.

    Et tout du long, la plume de l'autrice nous transmet des émotions. C'est une lecture que j'ai vraiment appréciée, qui m'a fait ressentir beaucoup de choses. J'ai été très émue quand j'en ai tourné la dernière page.

    Ce livre est aussi une histoire d'amour. Mais pas une romance au sens classique du terme, puisqu'il s'agit d'un couple déjà marié. C'est l'histoire de leur vie commune. Ce qui se passe après la fin du conte, après le "et ils vécurent heureux...". C'est une forme de romance différente, mais très touchante, très belle.

    Le thème de la famille est abordé aussi, évidemment. Pas de façon simple. Avec les hauts et les bas, les difficultés et les bons moments. C'est beau, et malgré les obstacles possibles, ça reste optimiste.

    Il y a l'amitié aussi. Les histoires communes partagées. Le soutien que ça peut apporter.

    J'ai beaucoup aimé la fin. Mais je ne dirais rien de plus dessus, je ne voudrais pas gâcher votre lecture.

    Un thème abordé important aussi, c'est aussi le temps qui passe. Et qui amène vers la fin. Et c'est une notion qui me touche. Parce que mes études font que j'ai un rapport à la mort particulier. En médecine, on sait ce que c'est physiquement, on parle de pronostic comme si c'était normal, on a vu des corps. A côté de mes études, j'ai pu travailler un week-end sur deux en EHPAD cette année. C'est encore une vision du temps différente. Certains sont complètement perdus dans le temps. D'autres au contraire savent très bien quand ils sont. Et beaucoup d'intermédiaires. Bref, mon rapport au temps qui passe n'est pas toujours optimiste. Mais ce livre nous montre qu'il faut savoir prendre ce qui est présent. Que le temps fait relativiser. Qu'on ne peut pas le rattraper, mais qu'on ne peut pas le perdre non plus puisque c'est ce qu'on a fait avant qui nous a conduit où nous sommes présentement. Et qu'il est précieux, et que c'est important de profiter. On voit le temps avec un optimisme qui m'a réellement touchée.

    Bref, différents thèmes sont abordés, et cela d'une belle façon.

     

    Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à plusieurs personnes en lisant ce livre. Ma mamie, qui me l'a offert. Et une amie (qui a environ 50 ans d'expérience de plus que moi) que j'apprécie beaucoup Et à qui je vais m'empresser de le prêter car je sais qu'elles vont l'aimer. Et en ce qui me concerne, j'irais découvrir les autres livres de cette autrice ! (J'en ai déjà un dans ma PAL...)

     

    En bref, ce livre nous dit que la vie a beaucoup à offrir. Et j'ai envie de découvrir tout ça. J'espère être aussi bien accompagnée que Marceline et avoir mon Anatole à moi pour le faire...

     

    En bref, ce que j'ai adoré : Tout, dans les moindre détails, et je recommande fortement cette lecture ♥

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Rien !

     

    Citation :

    "Il ne faut pas pleurer ce qui ne sera plus, mais chérir ce qui a été."

    jo-jou


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