• La ville sans vent, tome 1, Éléonore Devillepoix #PLIB2021

    La ville sans vent, tome 1, Éléonore Devillepoix

    La ville sans vent, tome 1, Éléonore Devillepoix #PLIB2021

    Année de publication (en France) : 2020

    Nombre de pages : 448

    ISBN #ISBN9782017108443

    Autrice : Eléonore Devillepoix

    Éditeur : Hachette

    Résumé :

    À dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
    Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
    Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
    Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

     

    Ma note : 16

    Mon avis :

    J'ai lu ce livre dans le cadre du PLIB2021 dont il est l'un des finalistes. Concernant ce livre, je m'attendais à de la fantasy assez classique, restait à savoir s'il y avait ce petit truc en plus pour le démarquer.

     

    Ce roman nous raconte l'histoire de Lastyanax et Arka, ainsi que de la ville où ils se trouvent, Hyperborée.

    Hyperborée est sous une cloche qui l'isole du climat glaciale de la plaine qui l'entoure. C'est donc une ville où il n'y a pas de vent (d'où le titre). Et cette ville autorise, et même valorise, la magie, ce qui n'est pas le cas des autres aux alentours, qui la bannissent.

    C'est pour cette raison qu'Arka, jeune fille de 13 ans, souhaite y entrer. En effet, elle possède une magie puissante. De plus, elle sait que son père est un mage, et même si par ailleurs elle ignore tout de lui, elle souhaite le retrouver. En effet, elle a déjà beaucoup perdu dans sa courte vie, il ne lui reste que cet hypothétique père. Hors, le seul endroit où il y a beaucoup de mages, c'est bien Hyperborée. Aussi, jouant de son culot et de se chance, elle va entrer à Hyperborée (non sans ennuis tout de même). Et le hasard la conduira à un tournoi de magie pour devenir élève d'un mage.

    L'autre personnage de cette histoire, c'est Lastyanax. Alors que le jeune mage est tout juste diplômé, son ancien mentor meurt. On lui demande de reprendre sa place de ministre, ce qui nécessite qu'il entre en politique, lui qui a encore très peu d'expérience. Mais il a la conviction que son mentor n'aurait pas du mourir ainsi. Et il veut savoir qui l'a tué et pour quelle raison.

    Et ces deux là se retrouvent à devoir travailler ensemble. Ils ont chacun un but, une enquête à mener. Et le tout au milieu des complots qui agitent Hyperborée.

    L'histoire est bien écrite, avec un scénario bien travaillé. La façon dont les différents fils de l'intrigue se rejoignent est intéressante.

     

    J'ai bien aimé Arka. Une jeune fille courageuse, débrouillarde et indisciplinée. Elle grandit petit à petit, elle apprend auprès de Lastyanax. Ce que j'ai bien aimé chez ce personnage c'est le dynamisme qu'elle donne au récit, sa capacité à s'attirer des ennuis, et sa façon de toujours s'en sortir aussi.

    Lastyanax est lui plus calme. C'est un homme de réflexion. Il contrebalance la vivacité d'Arka. Lui aussi apprend d'elle, il apprend ce qu'est être mentor. Son évolution est intéressante à suivre.

    Il y a des personnages secondaires intéressants, même s'ils sont assez peu développé car relativement nombreux, je n'en cite que quelques uns qui m'ont marquée. Silène, un des anciens professeurs de Lastyanax, qui le soutient pour entrer en politique. Le Basileus, qui règne sur la cité, est assez étrange. Pétrocle et Pyrrha, des camarades et amis de Lastyanax. Pétrocle est du genre fanfaron, flemmard, mais ami fidèle, je l'ai bien aimé. Pyrrha est plus distante avec Lastyanax, leur relation est difficile depuis qu'ils sont mages, car Pyrrha souhaite voir la situation des femmes évoluer dans la cité (en effet, c'est très patriarcale, les femmes ont peu de droit et les femmes mages sont extrêmement rares), et ne voit pas beaucoup Lastyanax essayer de faire avancer les choses sur ce point en tant que ministre.

    Globalement, j'ai bien aimé les personnages, bien écrit et travaillé. Mais je mets surtout un petit plus pour les relations interpersonnelles, notamment Arka/Lastyanax avec une belle relation quasi fraternelle, même si un peu forcée au départ, qui se noue entre eux et dont je suis curieuse de voir l'évolution dans la suite.


    L'univers d'Hyperborée, la ville sans vent protégée par son dôme, est riche et bien décrit par l'autrice. La place de la magie dans l'histoire est bien définie et surtout bien expliquée au lecteur. Mais au delà de ça, l'autrice a également travaillé l'Histoire de la ville avec son passé, et surtout, ce que j'ai beaucoup aimé comme détail, c'est la dynamique de la ville avec ses différents niveaux et leur organisation. On a une gradation selon la richesse des habitants qui détermine l'endroit où ils habitent. Par contre, je pense que ça aurait pu être un peu mieux exploité sur certains points, mais ça le sera peut-être dans le tome 2, on verra bien. Donc globalement on a un univers bien construit.

    Il y a un petit glossaire assez pratique à la fin sur les termes propres à l'univers que je recommande de lire avant de commencer le roman. Globalement, c'est un univers plaisant à découvrir.

    Au niveau du contexte, le complot politique que les personnages doivent comprendre et déjouer est intéressant, et permet également de détaillé la politique interne de la ville ainsi que sa politique externe et le contexte géopolitique de l'univers, ce qui est vraiment très intéressant. Je me rends compte que j'aime de plus en plus quand il y a une intrigue politique dans les livres de fantasy, ça donne de la consistance et du réalisme.

     

    Le style d'écriture est simple, fluide. Sans plus, mais efficace et facile à lire.

    On a une alternance des points de vue qui est bien utilisée par l'autrice. On alterne surtout entre Arka et Lastyanax, ce qui permet de suivre l'évolution des deux personnages tant sur leur enquête respective (même si elles finissent par se mêler) que sur leur relation (que j'ai adoré suivre, j'en ai déjà parler tout à l'heure). On suit aussi parfois des personnages secondaires sur de courts passages, qui je trouve sont judicieusement placés et apportent toujours quelque chose à l'histoire.

     

    J'ai bien aimé la fin qui nous donne envie de continuer sur le tome 2. En effet, la situation dans laquelle ça se termine est complexe et demande à être résolue. Pour autant, je ne ressens pas de frustration si intense en attente de la suite, le suspens aurait peut-être pu être un peu mieux posé. Mais je pense que je lirais la suite.

    Et par contre, après la fin, l'épilogue... J'ai beaucoup aimé, vraiment. Car ça répond à une question qu'on ne s'était posée à aucun moment, et ce avec une certaine ironie bien trouvée. La morale de l'épilogue est bien aussi (comme quoi, un acte pouvant sembler insignifiant sur le moment peut avoir de lourdes conséquences...). Cet épilogue est un très bon point pour moi.

     

    Je rajoute aussi un petit plus pour la couverture que je trouve très belle (au point que j'ai même envie de l'acheter en format papier avec le tome 2).

     

    SI j'ai aimé beaucoup d'éléments de ce livre, il m'a manqué un petit quelque chose pour ne pas avoir envie de quitter les personnages et me rendre vraiment impatiente de lire la suite. Je ne saurait pas dire quoi. Mais je le recommande tout de même car c'est un bon moment de lecture.

     

    En bref, un roman de fantasy avec une intrigue bien menée et une relation particulière entre les deux personnages principaux qui m'a beaucoup plu, mais auquel il manque un petit quelque chose (que je trouverais peut-être dans la suite, qui sait?).

     

    En bref, ce que j'ai adoré : Le contexte politique avec ses complots dans lesquels les deux personnages s'embarquent. La relation presque fraternelle Arka/Lastyanax. Et l'épilogue, un petit plus sympa qui m'a fait sourire.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Le manque d'un petit quelque chose pour me donner envie de dévorer la suite sans attendre. Et peut-être un petit manque d'exploitation de l'organisation de la ville selon la pauvreté/richesse des habitants ? Mais le travail politique de la ville est si bien mené par ailleurs que ça ne m'a pas dérangée tant que ça.

     

    Citation :

    "- Tu vas payer pour tout ça, tu entends, le mage ? Et la mioche aussi !
    - Personne ne martyrise ma disciple à part moi, répliqua Lastyanax, la voix rauque."

    jo-jou

    La ville sans vent, tome 1, Éléonore Devillepoix #PLIB2021

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