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Les contes de la brume, tome 1, de Tiphaine Levillain

Les contes de la brume, tome 1, de Tiphaine Levillain

Les contes de la brume, tome 1, de Tiphaine Levillain 

Année de publication (en France) : 2023

Nombre de pages : 203

ISBN : 9798859657278

Autrice : Tiphaine Levillain

Illustrateur Chabarb

Éditeur : Auto-édition

Résumé :

Les célébrations battent leur plein partout dans l'Enclave, alors que les survivants fêtent tous ensemble le Kanreki, qui symbolise le Renouveau.

A Hoshizora, sur le territoire du peuple meikô, Konami passe la soirée avec quatre de ses élèves, qui se chamaillent joyeusement à chaque pas.

Soudain, un cri résonne. Le reste n'est que flammes, mort et désespoir...

 

Ma note : 17/20

Mon avis :

Un court roman qui m'aura sorti de ma zone de confort, une dark fantasy avec un soupçon d'horreur et une ambiance angoissante. Concernant le côté horreur, ça ne me tente pas en général et j'avais un peu peur. Ce n'est pas la seule dark fantasy qui me fait envie, et comme j'ai beaucoup aimé, je retenterai l'expérience avec d'autres livres (et aussi avec la suite de celui-là...). Comme c'est une plume que je connais plutôt bien puisque j'ai déjà lu plusieurs service presse pour l'autrice (même si celui-ci n'en est pas un), j'ai eu moins peur de me lancer. 

 

On suit le personnage de Konami, une institutrice. Elle vit au sein de l'Enclave, qui protège la population de la Brume et des yôkais, être assoiffés de sang. Mais lors d'une fête, alors qu'elle est en compagnie de quatre de ses élèves, une attaque sanguinaire à lieux. Elle se met à l'abris avec les enfants, mais la nuit passée, le chaos semble régner partout, et elle est désemparée de devoir protéger ces jeunes enfants de dangers inconnus dans un monde qu'elle ne reconnait plus et où les protections passées semblent avoir disparues… 

On est dans un monde que l'on voit basculer dans le chaos. Personne ne sait qui sont les ennemis, comment ils sont arrivés, quelles sont leurs intentions. La représentation de cela est flippante car réaliste. Konami est une personne du peuple, pas une élue ou une héroïne, juste quelqu'un de normal qui essaie de sauver sa peau et celles des enfants dont elle prend la charge. C'est un point de vue intéressant, assez peu commun. 

 

Konami est dévouée à son métier d'institutrice, très investie auprès de ses élèves et appréciée d'eux. Dans cette catastrophe, elle va être mise à rude épreuve, et il ne sera pas facile pour elle de faire face. Elle fait preuve d'abnégation envers ses élèves et est plus courageuse qu'elle ne le croit. 

Ses élèves, Moe, Aiko, Saburô et Takeo, sont des enfants qui révèlent leur courage au cours des épreuves qu'ils traversent. Ils grandissent trop vite, mais il n'en reste pas moins quelque peu d'enfance dans leur raisonnement et quelques chamailleries. Ils sont tous attachants, particulièrement Takeo, le plus jeune. 

Isuke, soldat croisé en chemin, est seul, isolé de son groupe, et va donc se joindre à la petite troupe pour les protéger. Il est droit dans ses bottes, réfléchi, il sait se fixer des priorités de façon pragmatique et s'y tenir. Bref, il permet au groupe de survivre grâce à son expérience. 

On a donc un groupe de personnage que l'on suit tout du long de leur périple pour la survie. Comme on a le point de vue de Konami, c'est sur elle qu'on a le plus de détails et de développement, mais les autres n'en sont pas moins attachants même si j'aurais voulu en savoir plus à leur propos. 

Dans les fantasy classiques, si toute la population subie le cataclysme, on a surtout le point de vue des héros, de ceux qui devront arranger la situation, où des dirigeants. Ici, c'est celui des gens du peuple, qui font juste ce qu'ils peuvent pour survivre, ça change. Et le fait d'y voir des enfants marque d'autant plus ce point. 

 

L'univers est intéressant à découvrir. Après, on découvre surtout le chaos qui y prend place, sans vraiment avoir tous les éléments qui étaient importants auparavant, car ça bouleverse tout et que c'est un ordre nouveau qui prend place (qui est tout sauf ordonné). 

On a aussi l'aspect croyance, religion qui est abordé et intéressant, avec des Dieux protecteurs qui ont une place importante dans la vie des habitants de l'Enclave. A côté de ça, les yôkais et la Brume (bien qu'invisibles auparavant) sont craints et influencent la vie des gens depuis des millénaires, c'est pour ça que les dieux protecteurs ont tant d'importance dans leur quotidien. 

L'ambiance angoissante est bien menée. On a un côté très réaliste dans les représentations des personnages. C'est franc, dur. Les personnages sont malmenés. 

Le passé et la création de l'Enclave ont l'air d'avoir leur importance dans l'histoire actuelle, même si pour le moment on a beaucoup de questions et pas encore tellement de réponse. J'attends que ce point soit développé dans la suite. 

 

Le style d'écriture est tel que je le connaissais de l'autrice, fluide et agréable à lire. Elle arrive à nous faire nous sentir proche des personnages facilement. Il n'y a pas beaucoup de descriptions, plutôt de l'action, on est happé, et comme l'ambiance angoissante est très bien menée, difficile de sortir du livre. 

 

La fin m'a choquée, dans le sens où je ne m'y attendais pas du tout. Et clairement, ça donne très envie de lire la suite maintenant, on a envie de savoir. 

 

En plus, on a quelques illustrations au cours du livre qui ajoutent à l'ambiance. Globalement, le travail éditorial est bien fait, l'objet livre est agréable à lire. 

 

En bref, un livre qui m'a sortie de ma zone de confort, mais l'autrice étant une de mes valeurs sûres, j'ai beaucoup aimé ma lecture, et je continuerai la saga avec plaisir ! Je m'attaquerait probablement à d'autres types de dark fantasy à l'avenir. 

 

En bref, ce que j'ai adoré : L'univers qui promet d'être développé dans la suite, le point de vue adopté, le côté très réaliste de cette histoire et de son ambiance flippante. 

En bref, ce que je n'ai pas aimé : Que ce soit trop court ? Ça aurait permis de développer plus certains aspects des personnages. 

 

Citation :

 "Mais Konami n’était toujours pas prête. Prononcer des paroles rassurantes, elle pouvait le faire, elle savait, c’était une grande part de son métier. Se montrer réellement brave ? Affronter le danger qui rôdait, là, dehors ? C’était tout autre chose, et elle n’était pas assez forte… mais elle n’avait pas le choix."

jo-jou

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