Les possibles, de Virginie Grimaldi

Année de publication (en France) : 2021
Nombre de pages : 374
ISBN : 978-2-2137-2133-0
Auteur : Virginie Grimaldi
Éditeur : Fayard
Résumé :
« Papa.
C’est le premier mot que j’aie su prononcer.
Un mot tout bête, qui sort sans qu’on y pense,
sans demander la permission. Un mot comme
un automatisme, comme une respiration.
Un mot d’enfant, un mot d’amour. »
Ma note : 19/20
Mon avis :
Cela faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé... J'ai dévoré ce roman en une journée seulement.
Pourtant, il attendait dans ma PAL depuis 1 an, et étonnamment, il me tentait moins que les autres de l'autrice. Mais une bookstagrameuse que je suis a proposé une lecture commune de ce livre, et je me suis dit que c'était l'occasion de le sortir. Je l'ai donc lu en LC avec @kimysmile et son groupe. Tout le monde ne l'a pas encore fini à l'heure où j'écris cette chronique, mais où que chacune en soit dans le livre, tout le monde est unanime : il est génial.
Concernant l'histoire, c'est celle de Juliane, femme organisée, mariée à Gaëtan, un homme doux et gentil, mère de Charlie, enfant de 7 ans vif et joyeux, qui a une vie simple qui lui convient. Mais le jour où on l'appelle à son travail pour lui dire que son père vient de déclencher un incendie et qu'il faudrait qu'elle vienne sur place le chercher, elle va devoir l'héberger quelque temps alors que ça faisait plusieurs mois qu'ils n'avaient plus de contact. Et son père est tout à l'opposé d'elle : bordélique, libre, se moquant du regard des autres. Juliane l'aime, mais elle n'aime pas devoir vivre avec ses lubies chez elle.
Et pourtant... Jean va rester plus longtemps que prévu chez Juliane, dont le quotidien va être chamboulé par sa présence. Elle va remarquer quelques changements chez son père, notamment sa mémoire qui ne marche plus aussi bien qu'avant.
Une histoire touchante, sur la famille et notamment les relations père-fille, l'amour de nos proches, le temps perdu à rattraper parfois, la vie, avec ses bonheurs au milieu des malheurs. J'ai vraiment adoré cette histoire.
Juliane, femme organisée pour tout, qui a besoin de contrôle dans sa vie, que rien ne dépasse, et de ne pas faire mauvaise impression à ses voisins. Quand elle était enfant, son père différent des autres pères a provoqué des moqueries de la part de ses camarades, et elle en a gardé un besoin de ne surtout pas être différente et ne pas se faire remarquer. Mais pourtant, elle va réapprendre à être elle même à travers les épreuves qu'elle va traverser. Elle va aussi se rapprocher beaucoup de son père, rattraper une partie du temps perdu tout en réalisant que c'est quand quelque chose disparait qu'on se rend compte de sa vraie valeur et qu'on aurait dû en profiter plus.
Jean, le père de Juliane, est du genre excentrique, épris de sa liberté, et se moque royalement de ce que les autres peuvent bien penser de lui. C'est un drôle de bonhomme plein d'humour. Il est touchant, avec son monde bien à lui et ce qui lui arrive, on a envie de l'aider mais on sait qu'on est totalement impuissant, comme Juliane qui fait de son mieux. Et c'est très beau de voir comme il aime Juliane et son petit-fils Charlie.
Charlie, 7 ans, un garçon vif, joyeux, qui aime sa famille, la musique, découvre le rock auprès de sa mère et son grand-père. Il a une différence que Juliane fait tout pour palier et pour qu'il aie une vie la plus normal possible : il est dysphasique (trouble du développement du langage oral pouvant toucher les aspects réceptifs et/ou expressifs). Il a donc sa façon bien à lui de parler. Ce petit garçon apprend avec son grand-père à ne pas se préoccuper du regard des autres.
Il y a aussi Gaëtan, mari de Juliane, qui n'aime pas forcément beaucoup Jean au départ mais ils apprennent à s'entendre et se trouvent des points communs. Ou encore Adèle, la sœur de Juliane qui vit au USA, elles ont une relation unique, magnifique, malgré la distance qui les sépare.
Une galerie de personnages tous aussi touchants les uns que les autres, je me suis attachée à chacun d'eux, ils ont tous une facette de leur personnalité qui m'a fait fondre pour eux. Des personnages comme sait les écrire Virginie Grimaldi, avec une justesse et une sincérité qui lui est propre.
Le style d'écriture est d'ailleurs fidèle à ce que j'ai déjà lu et adoré de l'autrice, on y plonge pour n'en ressortir qu'une fois le livre fini. Remplie d'émotions, une plume vivante, sincère, touchante. Drôle aussi , même si j'ai trouvé que ça l'était un peu moins sur ce roman que sur les autres que j'ai lu d'elle. Habituellement, je passe du rire aux larmes avec elle, cette fois-ci, ça a plus été les larmes aux yeux. On sent que ce roman est très personnel pour l'autrice.
Les thèmes de la famille, de l'amour de nos proches, du temps qui passe, de la vie et du vieillissement sont des thèmes que l'ont voit souvent chez cette autrice et qu'elle traite toujours avec délicatesse. Ici, c'est notamment celui de la relation père-fille qui a le devant de la scène, et c'est beau. Les souvenirs ont aussi une place très importante dans ce livre, soulevant des réflexions pleines de justesse.
La fin, pour moi, c'est l'espoir. Parce que même quand ça va mal, et qu'on sait que ça va aller mal, il y a toujours du beau à voir, et même à créer. La dernière partie du livre est de toute beauté, pleine d'émotions.
En bref, ce n'est pas passé loin du coup de cœur pour moi, j'ai adoré ce roman. Jean, Juliane et Charlie ont su venir se faire une place dans mon cœur.
En bref, ce que j'ai adoré : Les personnages, la plume, l'histoire. Tout était touchant.
En bref, ce que je n'ai pas aimé : Rien ! Comme d'habitude avec Virginie Grimaldi.
Citation :
"Même au creux des moments les plus sombres, il arrive qu'on rencontre un instant suspendu de bonheur."
jo-jou