• Au petit bonheur la chance !, d'Aurélie Valognes

    Au petit bonheur la chance !, d'Aurélie Valognes

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    Année de publication : 2018

    Nombre de pages : 384

    ISBN : 978-2-253-07430-4

    Auteur : Aurélie Valognes

    Éditeur : Le livre de poche

    Résumé :

    1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.

    Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.

    Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.

    Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

     

    Ma note : ♥/20

    Mon avis :

    Je ne m'attendais pas à ça en ouvrant ce livre, mais c'est un coup de cœur pour moi ! Et une autrice dont je vais aller lire les autres livres quand j'en aurais l'occasion !

     

    Pour l'histoire, c'est donc celle de Jean, 6 ans, que sa mère Marie dépose chez sa grand-mère mémé Lucette alors qu'elle part pour Paris. Elle lui promet de revenir très vite, dés qu'elle aura trouver un travail et un endroit où habiter avec le petit garçon. Mais le temps passé chez mémé Lucette se prolonge...

    On suit cette histoire au travers les yeux de ce petit garçon, avec son regard d'enfant, et c'est attendrissant comme regard. L'histoire est facile à suivre. On se pose les questions que Jean se pose, à savoir pourquoi sa maman met tant de temps à revenir, mais avec nos réflexions à nous en imaginant les réponses. On suit l'espoir de Jean, puis son désespoir. On suit aussi sa vie à Granville, avec mémé Lucette, à la rencontre de sa tante et de ses trois cousins, et des amis qu'il se fera dans sa nouvelle école.

    C'est une histoire que j'ai trouvé très agréable à lire, j'ai beaucoup aimé suivre ce petit garçon.

     

    Les personnages sont attachants, attendrissants. J'ai pris plaisir à découvrir chacun d'entre eux.

    Il y a évidemment Jean, ce petit garçon rêveur, un peu maladroit, et plein de questions propres à son âge. Plein d'espoir, d'amour pour sa mère et pour ses proches. Et on suit son évolution au cours du livre, sa façon de grandir. D'essayer de coller à ce qu'on lui demande aussi. Par exemple, c'est une époque où l'on refuse que les enfants soient gauchers, et Jean doit donc apprendre à se servie de sa main droite pour écrire, cette main qui ne lui obéit pas comme il veut, alors qu'il arrive à faire de si beaux dessins avec sa main gauche. Il fait des efforts à l'école, c'est un petit garçon intelligent, qui veut faire plaisir à sa grand-mère qui prend soin de lui autant qu'elle le peut avec les moyens qu'elle a.

    Mémé Lucette, la grand-mère, est une femme qu'on n'a pas envie de contrarier au premier abord. Elle a élevé sept enfants, elle sait y faire pour se faire obéir. Mais elle est aussi pleine d'amour. Même si elle ne le montre pas, car dans la famille on ne montre pas ses sentiments. Elle adore Jean, et prend le plus grand soin de lui.

    Il y a aussi Lucien, le facteur, un grand ami de mémé Lucette, qui aime beaucoup Jean aussi. Il l'emmène parfois avec lui dans sa tournée.

    Il y a Françoise, la tante de Jean, une femme enjouée. Elle aime le petit garçon et aime lui faire plaisir et faire avec lui comme avec ses trois fils.

    Il y a Anita, une petite fille qui vit dans l'immeuble de mamie Lucette, et qui se lie d'amitié avec Jean. Ils regrettent tous les deux de ne pas être dans la même école, et espèrent que l'école deviendra mixte pour qu'ils puissent y aller ensemble.

    Et bien sûr, Marie. La mère du petit garçon. Une femme qu'on a du mal à comprendre dans qui l'on poussée à faire ses choix. Une femme qui se cherche, qui ne veut pas être ce que la société lui impose. Qui essaie de s'en sortir.

    Et il y en a d'autres... Mais je ne vais pas trop vous en parler, car ça serait spoiler l'histoire, ce qui serait vraiment dommage.

    En bref, des personnages auxquels je n'ai eu aucun mal à m'attacher. Ils sont authentiques, on a plaisir à faire leur connaissance.

     

     Le style de l'autrice est vraiment très agréable à lire. Il est simple, accessible, très facile à lire. C'est tendre, c'est doux, c'est fluide, on n'a aucun mal à se plonger de dedans, à se laisser porter par sa plume tout du long. Et je pense que même pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude de lire, ça serait facile à lire, ça peut-même être un bon premier roman pour quelqu'un qui veut se mettre à la lecture.

     

    Les thèmes aborder dans cette histoire le sont au travers du regard d'un enfant, même si on interprète ensuite avec nos réflexions, plus matures. Mais j'aime beaucoup cette façon de faire, de montrer les choses. On y voit l'abandon par un parent, d'abord. L'espoir qu'a ce petit garçon, qui est si touchant. On se demande pourquoi, aussi.

    On parle également de la féminité, des choix qui vont avec et que l'on ne peut pas faire en 1968 : le choix d'avoir ou pas un enfant. Aujourd'hui, on a tendance à prendre nos droits en la matière pour acquis (ce qui est en soit normal, il y a des choix qu'une femme doit pouvoir faire sans contraintes), et à oublier qu'à d'autres époques, qu'à d'autres endroits de la planète aussi, ils ne le sont pas. Pourtant, il faut s'en souvenir, pour ne pas prendre le risque de revenir en arrière, et pour se rendre compte qu'il faut que les choses avance ailleurs. (J'ai justement vu hier un reportage de trois minutes à ce sujet, qui tombait à point vu où j'en étais dans ma lecture. Le hasard parfois... Je vous le mets ici pour celles et ceux que ça intéresse.)

    Et donc, dans ce livre, ce sujet est abordé. Pas de façon directe, vu que Jean n'y comprend pas forcément tout, mais en filigrane, à travers ce qu'il entend des adultes autour de lui, et ce que l'on comprend nous. Cette façon de faire a, avec moi en tout cas, plus fait passer de ressentis que de véritable message clair et écrit noir sur blanc. C'est moi qui me suis construit mon message avec. Et c'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié.

     

    Autre chose que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, ce sont les émotions que l'autrice fait passer. Et ce, avec brio. J'ai eu les larmes aux yeux, et plusieurs fois, notamment dans le dernier tiers du livre. (Et pourtant, je ne suis pas du genre à pleurer devant un livre très facilement.) Mon petit cœur a fait des loopings dans ce livre, avec du rire aux mots d'enfants de Jean, de la tendresse pour les personnage, et des larmes aussi parfois. Oui, beaucoup d'émotions dans ce livre. Je ne m'attendais pas à autant en l'ouvrant. Et ce qui en fait un coup de cœur pour moi.

     

    Enfin, la fin du roman m'a laissée très émue. Je n'avais aucune envie de fermer ce livre. Le dernier chapitre est très beau je trouve, c'est une belle conclusion.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : l'histoire très agréable à lire, les personnages attendrissants et attachants, le style de l'autrice si simple à lire, fluide, léger, les sujets abordés et la façon dont ils le sont. Et enfin, toutes les émotions transmises et ressenties pas le lecteur. Un coup de cœur pour moi.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Rien !

     

    Citation :

     "Mémé a préparé un pain perdu pour le quatre-heures. Tu viens ? Cela ne va pas être perdu pour tout le monde !"

    jo-jou

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