• La gloire de mon père, de Marcel Pagnol

    La gloire de mon père, de Marcel Pagnol

    La gloire de mon père, de Marcel Pagnol

    Année de publication (en France) : 1957

    Nombre de pages : 280

    ISBN : 9782877065078

    Auteur : Marcel Pagnol

    Éditeur : Éditions du Fallois

    Résumé :

     Marcel Pagnol raconte, en qualité de témoin, les personnages de son enfance et la vie dans la famille d'un instituteur d'Aubagne, qui va s'animer avec la location d'une bastide dans la garrigue de l'arrière-pays marseillais où ils vont passer les grandes vacances. Cette villa dont rêve Marcel depuis toujours se nommera la Bastide neuve, il y passera les plus beaux jours de sa vie.

    On y voit comment le petit Marcel parvient à épanouir peu à peu sa personnalité, celle d’un fils aîné de Provence, passionné par la lecture et les aventures dans les collines, partagé entre son amour exclusif pour la belle couturière, éternelle jeune fille incarnée par Augustine, qui sera une mère tendre et discrète, et l’admiration pour son père, Joseph le maître d’école, anticlérical et anti-alcoolique, mais profondément humain. Il ne deviendra complètement son héros qu’en lui prouvant qu’il aime autant que lui ses chères collines, glorifié par un exploit de chasse. L’enfant se débat entre ses rêves et les découvertes parfois angoissantes de la réalité du monde où il vit : Les adultes peuvent aussi mentir...

    Sentir qu’il est aimé et entouré, parvenir à être fier de ses parents et de lui-même est le défi même de cette belle et poignante histoire.... à la fois unique et universelle.

     

    Ma note : 14 

    Mon avis :

    Ce classique de la littérature, je n'avais pas encore eu l'occasion de le découvrir. En discutant avec un de mes amis, celui-ci m'a dit qu'il l'avait lu enfant. Quand je lui ai dit que je ne l'avais jamais lu, mais que c'est un classique qu'il faudrait que je découvre un jour, il m'a prêté le sien, rempli de ses souvenirs d'enfance. Un livre précieux, donc.

     

    Pagnol nous raconte son enfance, l'histoire de ses parents, de sa naissance, de l'arrivée ds différents membres de sa famille : son oncle, son petit frère. Il nous raconte son père instituteur, son apprentissage de la lecture en écoutant la classe de son père, la peur de sa mère que son cerveau explose à être rempli trop tôt. Il nous raconte l'admiration qu'il a pour son père.

    Et puis, il nous raconte les vacances en famille dans une maison de Provence, avec ses parents son oncle et sa tante. Ces vacances d'été, ce sont les jeux avec son frère, la découverte de la nature, le bruit des cigales. Mais pour le petit Marcel, la soif de découverte est grande, et l'envie d'accompagner son père et son oncle à la chasse semble le seul moyen pour lui d'épancher cette soif... Et ça serait l'occasion d'être le témoin de leurs exploits, surtout ceux qu'il espère voir de la part de son père...

     

    C'est un récit autobiographique de l'enfance de l'auteur qui nous conte ses souvenirs. C'est rempli de douceur et de nostalgie, dans un paysage provençale que j'ai beaucoup aimé. C'est plein de l'innocence (parfois cruelle) des enfants.

     

    L'auteur nous dépeint les membres de la famille selon ses souvenirs, son père qu'il tient en très haute estime, qu'il admire, dont il ne veut pas voir les failles et ne supporte pas l'idée qu'il puisse échouer, sa mère qu'il veut protéger sans se rendre compte que c'est elle qui prend soin de lui, son oncle un homme intelligent mais avec des divergences d'opinion avec son père. Bref, une famille.

     

    Je découvre la plume de Pagnol, pleine de tendresse dans ce récit de ses jeunes années. Ce roman a le goût de l'innocence de l'enfance. On y trouve aussi le parfum de la Provence d'été, et de la nostalgie. Il est intemporel.

    J'avais peur, comme chaque fois que j'ouvre un classique, du style. Allez savoir pourquoi, dans ces conditions, j'ai toujours peur de tomber sur un truc plein de descriptions lourdes et ennuyeuses. Je ne devrais pas avoir ce préjugé, c'est nulle de ma part, je le sais bien. Et c'est d'ailleurs ce qui ne m'aide pas à découvrir des classiques de la littérature. Alors qu'au contraire, ce livre est très agréable à lire, léger et fluide.

     

    En bref, un moment de lecture simple, agréable. Très rapide à lire, une découverte pour moi, que j'aurais aimé faire plus jeune, qui vaut qu'on s'y arrête.

     

    Citation :

     "J'entendais chanter les cigales, et sur le mur couleur de miel, des larmeuses immobiles, la bouche ouverte, buvaient le soleil. C'étaient de petits lézards gris, qui avaient le brillant de la plombagine. Paul leur fit aussitôt la chasse, mais il ne rapporta que des queues frétillantes. Notre père nous expliqua que ces charmantes bestioles les abandonnent volontiers, comme ces voleurs qui laissent leurs veston entre les mains de la police. D'ailleurs, elles se font une autre queue en quelques jours en vue d'une nouvelle fuite..."

    jo-jou

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