Blackwater, Tome 6 : Pluie, de Michael McDowell

Titre original : Blackwater, book 6: Rain (1983)
Année de publication (en France) : 2022
Nombre de pages : 253
ISBN : 9782381960500
Auteur : Michael McDowell
Traducteur : Yoko Lacour et Hélène Charrier
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Résumé :
Si le clan Caskey accuse le poids des ans, il est loin de s’être assagi : révélations écrasantes, unions insolites et réceptions fastueuses rythment leur vie dans une insouciance bienheureuse. Mais quelque chose surplombe Perdido, ses habitants et ses rivières. Le temps des prophéties est enfin venu.
Ma note : 16/20
Mon avis :
Voici le dernier tome de cette saga familiale. Ça fait un peu drôle de les quitter...
Nous retrouvons un clan Caskey plus riche que jamais, mais qui avance aussi en âge. Nombre de disparitions ont émaillé sa progression, et il y en aura encore dans ce tome.
Elinor paiera certaines choses, si puissante qu'elle soit, elle ne peut pas protéger tout le monde des conséquences de ses actes. Cela dit, le clan lui restera fidèle jusqu'au bout, elle aura atteint son but dans cette famille et laissé un bel héritage à la jeune génération avec Lilah et Tommy Lee, deux jeunes gens intelligents, et Lilah est particulièrement ambitieuse, à l'image de sa tante Miriam, celle-ci restant égale à elle même, bien que nous surprenant sur certains points.
Dans ce tome, il faut conclure la saga. C'est moins palpitant que les autres, mais nous disons au revoir à chaque personnage. A nous de deviner la suite de ceux qui restent, mais on nous donne des indices à se mettre sous la dent, et en les connaissant, ce n'est pas difficile à imaginer.
Concernant le mystère d'Elinor et le côté fantastique, nous n'avons finalement pas toutes les réponses que j'aurais espérées, c'est à nous de faire travailler notre imagination et de trouver des explications qui nous conviennent. Si ça m'a un peu déçue sur le moment, avec le recul, ça ne me dérange pas tant que ça. C'est surtout le côté saga familiale qui est important, le côté fantastique est là pour l'atmosphère, mais n'a pas une place prépondérante.
J'ai aimé l'univers durant toute cette série. On suit une famille pendant plusieurs décennies, au fil de l'Histoire des États-Unis en toile de fond, que j'ai aimé voir évoluer aussi.
La plume est toujours aussi addictive et immersive.
J'ai aimé la symétrie entre ce dernier tome et le premier.
La fin a été prédite depuis longtemps pour ceux qui ont fait attention aux détails des tomes précédents, elle est bien menée, bien écrite.
J'admire toujours autant le travail éditorial, avec de superbes objets livres, dans un format très agréable à prendre en main. Les couvertures sont dans un style que j'apprécie beaucoup, et chacune comporte des indices sur l'histoire, si on prend la peine de s'attarder sur les détails. L'esthétique sera très sympa dans la bibliothèque, ce qui ne gâche en rien le plaisir...
En bref, Blackmater m'aura occupée depuis un petit moment, j'ai beaucoup aimé ma lecture et je recommande cette série à ceux qui veulent une saga familiale avec manigances et secrets, la pointe de mystère et de fantasy étant agréable à l'atmosphère sans être très présente.
Une question que je me pose, c'est pourquoi ce titre, Blackwater ? Si la rivière du même nom est présente dans ces romans, c'est l'autre rivière, la Perdido, qui participe à l'atmosphère du roman, y a une place importante. Question qui demeurera sans réponse...
En bref, ce que j'ai adoré : L'univers et l'atmosphère de cette saga familiale entre manigances et secrets.
En bref, ce que je n'ai pas aimé : J'aurais peut-être aimé quelques réponses en plus quant à la nature d'Elinor, mais mon imagination fera le travail.
Citation :
"Peu importe les épreuves endurées, peu importe la souffrance et les erreurs, peu importe ce à quoi on a renoncé et à quoi on aurait dû s'accrocher, peu importe à quoi on s'est accroché et à quoi on aurait du renoncer, peu importe ce qui nous a rendu malheureux, il ne faut pas souhaiter qu'il en ait été autrement."
jo-jou