Blackwater, tome 4 : La guerre, de Michael McDowell

Titre original : Blackwater, book 4 : the war (1983)
Année de publication (en France) : 2022
Nombre de pages : 252
ISBN : 9782381960487
Auteur : Michael MocDowell
Traducteur : Yoko Lacour et Hélène Charrier
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Résumé :
La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s’ouvre pour le clan Caskey : les années d’acharnement d’Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d’hier sont sur le point de devenir les amies de demain:; et des changements surviennent là où personne ne les attendait.
Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu’à Perdido, et désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu’à un fil.
Ma note : 17/20
Mon avis :
On a dépassé la moitié de cette saga, voici le tome 4, plus que deux ensuite. Je vais la finir avant la fin de l'année, je pense. Un quatrième tome à la hauteur des précédents. Un peu moins spectaculaire que le troisième, peut-être, mais ça ne m'a pas dérangée.
Dans ce tome, on retrouve la famille Caskey entre 1938 et 1945. Une perte importante a radicalement changer la dynamique de la famille dans le tome précédent, et nous en voyons les effets, avec beaucoup de changements dans les relations entre les différents membres du clan, notamment une plus grande proximité. Les plus jeunes grandissent, Grace est adulte, Miriam et Frances le deviennent, ainsi que les enfants de Queenie, Malcolm, Lucille et Danjo. On a donc une évolution de tous les personnages.
Et dans ce tome ci, nous arrivons à la seconde guerre mondiale. Nous en voyons l'impact sur cette petite ville, et sur les Caskey, tant avec les départs des jeunes hommes qui s'engagent dans l'armée, qu'avec les passages de militaires en ville, et enfin sur le scierie, qui voit ses commandes augmenter de façon exponentielle avec les besoins de l'armée.
Enfin, si les jeunes hommes partent en guerre, les jeunes filles grandissent et se font leur place dans le monde, Miriam finit son diplôme et va travailler, Frances fait une bonne rencontre tandis que Lucille en fait un mauvaise, et Grace trouve enfin ce qu'elle veut vraiment faire de sa vie.
Dernièrement, le côté fantastique prend un peu plus de place, il concerne autant Elinor que sa fille Frances, et celle-ci a des questions, ce qui nous apporte certaines réponses. Quelques révélations donc, mais cela reste partiel, et j'espère en avoir plus par la suite...
En bref, l'histoire avance, à son rythme, j'ai encore suivi cette famille avec plaisir.
Comme je le disais, les personnages évoluent, les plus jeunes grandissent notamment, ce qui change la dynamique et les points de vu dans l'histoire.
Notamment Miriam et Frances, deux sœurs extrêmement différentes. Miriam finit par s'adoucir un peu (enfin, autant que possible vu d'où elle part) tout en restant déterminée et individualiste, alors que Frances est tellement plus douce et gentille, elle se pose beaucoup de questions et se cherche un peu.
La relation mère fille entre Elinor et Frances est forte, Elinor voit Frances comme sa fille à elle seule avant qu'elle soit une Caskey, mais Frances aimerait plus de réponses de sa mère et ne se satisfait pas de celles qu'elle a.
La relation qui apparait entre Grace et Lucille, et le contexte dans lequel elle nait, m'a beaucoup surprise. J'ai beaucoup aimé cette évolution des choses.
J'ose espérer que le jeune Danjo, petit dernier qui est à peine un jeune homme, mais plein de gentillesse, va avoir son rôle dans la suite.
On voit apparaitre Billy, militaire charmant et bien élevé qui se fait accepter des Caskey et voit en eux un idéal familial.
Et un nouveau personnage apparait également : une naissance inattendue...
En bref, on voit beaucoup de personnages évoluer, mais comme on les suit depuis le début, on ne s'y perd pas, et j'adore vraiment cette façon de nous faire prendre place dans ce clan.
On retrouve Perdido, petite ville dont la principal source de revenu est la scierie Caskey. On voit les finesses d'Elinor dans ses conseils à Oscar quant à sa gestion, puisque la scierie profite de la guerre après une période difficile pendant la Dépression.
J'ai apprécié avoir un point de vue extérieur à l'Europe sur la seconde guerre mondiale, c'est une vision des choses que je n'avais pas explorée jusqu'à maintenant, et je suis assez curieuse de le faire un peu plus.
Le style d'écriture est toujours aussi entrainant, fluide et immersif, rendant le récit addictif, on a du mal à lâcher ce livre quand on est plongé dedans. J'aime beaucoup la plume !
La fin nous offre encore un évènement inattendu, comme à chaque fois, l'auteur arrive à nous surprendre, et j'adore ça, car ça donne envie de lire la suite immédiatement...
A-t-on encore besoin de parler du travail éditorial et de l'attention prêtée au moindre détail des couvertures ?
En bref, à la hauteur du reste de la saga, quelques réponses sont apportées, mais on a encore des mystères à résoudre et envie de suivre cette famille.
En bref, ce que j'ai adoré : Comme à chaque fois, suivre cette famille et ses histoires, et la plume très immersive.
En bref, ce que je n'ai pas aimé : Toujours rien...
Citation :
"- Parfois, j’ai l’impression que toi et moi, on est différentes…Différentes des autres.
- Différentes comment ?
- Je ne sais pas, maman. Parfois j’ai juste l’impression que je ne suis pas complètement là. Pas de la manière dont Miriam est là. Pas comme papa, Sister Queenie, comme tout le monde est là. J’ai l’impression qu’une partie de moi est ailleurs.
- Où ça, ma chérie ?
- Je ne sais pas. Je ne suis pas certaine, dit-elle avant de marquer une pause. Si, je sais où. La rivière. La Perdido."
jo-jou