• Blackwater, tome 5 : La fortune, de Michael McDowell

    Titre original : Blackwater, book 5: The Fortune (1983)

    Année de publication (en France) : 2022

    Nombre de pages : 253

    ISBN : 9782381960494

    Auteur : Michael McDowell

    Traducteurs : Yoko Lacour et Hélène Charrier

    Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

    Résumé :

    Le clan Caskey se développe et se transforme. Certaines branches font face à la mort, d’autres ­accueillent la vie. Entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent. ­Miriam, ­désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, continue à faire grandir la richesse. Suite à une découverte surprenante et miraculeuse – excepté pour une personne –, c’est la ville entière qui va bientôt prospérer. Mais la soudaine fortune suffira-t-elle alors que la nature commence à ­réclamer son dû ?

     

    Ma note : 16/20

    Mon avis :

    Avant dernier tome de la saga familiale des Caskey...

    Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les Caskey sont plus fortunés qu'ils ne le croient... C'est quand Billy, la gendre d'Elinor, va devenir leur comptable personnel qu'ils vont réaliser à quel point. Et ce n'est pas fini, car Miriam, qui dirige déjà la scierie avec un excellent sens des affaires, va développer une nouvelle activité assez inattendue : l'exploitation d'un gisement de pétrole dans les marécages acquis par Grace et Lucille. Personne ne pense qu'il peut y avoir du pétrole ici, mais Elinor dit qu'il y en a. Alors Miriam fait confiance à sa mère, et c'est rentable. La famille devient plus fortunée que jamais.

    Frances tombe enceinte, la grossesse est assez difficile pour elle, car cela met en exergue les différences qu'elle et sa mère ont avec le reste de la famille. Et la naissance ne sera pas sans conséquence pour le jeune femme, la changeant radicalement.

    Sister ne veut pas retourner auprès de son mari, et use pour cela d'un stratagème : se faire passer pour infirme à la suite d'une chute. Sauf qu'à force de ne plus sortir de son lit, cela devient un peu trop réel...

    Certains membres de la famille ont pris dans ce tome des directions auxquels je ne m'attendais pas. Leurs histoires avancent, chacun ayant ses secrets, ses ambitions et ses manigances. La fin de ce tome laisse encore pas mal de possibilités pour le suivant, qui sera le dernier. Hâte de voir quelle sera la conclusion de cette série.

     

    Les personnages sont nombreux, mais nous les connaissons tous bien, donc aucun souci pour les suivre. Certains évoluent de façon inattendue (pour moi en tout cas), notamment Frances à la suite de son accouchement vis-à-vis de son mari et sa fille, et Sister, qui devient exigeante et exécrable, ressemblant de plus en plus à sa mère. J'apprécie la droiture et l'ambition de Miriam, le côté intelligent et réfléchi d'Elinor. Dans la famille Caskey, ce sont les femmes qui mènent la danse.

    Les relations évoluent aussi entre chacun. Je vois la dynamique de cette famille comme un jeu de stratégie où les pièces se déplacent, les liens se tissent, s'étoffent ou se délitent. C'est assez fascinant à suivre.

     

    Le style d'écriture est toujours aussi facile à lire, immersif. J'ai aimé le retrouver pour me plonger dans ce livre.

     

    La fin est moins surprenante que dans les tomes précédents, elle est préparée au cours du roman. Pour autant, je n'y était pas prête et elle m'a attristée.

     

    En bref, un tome qui se lit aussi facilement que les précédents, bien qu'il m'aie un peu moins plu, j'ai été un peu moins surprise. J'ai hâte de connaître la fin de cette saga.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : le style d'écriture, la dynamique des relations entre les personnages.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : peut-être le fait d'être un peu moins surprise que dans les tomes précédents.

     

    Citation :

     "- Est-ce que Zaddie est déformée parce qu'elle est noire ?

    - Bien sûr que non...

    - Est-ce que Grace et Lucille sont déformées parce que les hommes ne les intéressent pas et qu'elles ont décidé de vivre ensemble à Gavin Pond ?

    - Non, maman, ce n'est pas...

    - Ma chérie, c'est comme ça qu'elles sont nées ! Zaddie est née avec la peau noire et Grace est née attirée par les filles. Juste parce qu'elles sont différentes, tu penses que Creola Sapp aurait dû se dire qu'elle n'allait pas mettre cette enfant au monde, c'est ça ? Que James et Genevieve auraient du penser qu'ils ne voulaient pas de cette petite fille qui ne grandirait pas comme les autres dans cette ville ? "

     

    Chronique du tome 1

    Chronique du tome 2

    Chronique du tome 3

    Chronique du tome 4

    Chronique du tome 6

    jo-jou


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  • Justine ou Juliette, de Sophie Delenclos

    Justine ou Juliette, de Sophie Delenclos

    Année de publication (en France) : 2019

    Nombre de pages : 301

    ISBN : 978-2-36812-466-6

    Autrice : Sophie Delenclos

    Éditeur : Diva romance

    Résumé :

     Juliette est DRH dans une entreprise de logistique le jour... et auteure érotique à succès la nuit. Une double vie juste assez sulfureuse pour ajouter un peu de piment à son quotidien de mère divorcée ! Jusqu'au moment où l'entreprise qui l'emploie est revendue à un groupe américain qui entend bien imposer une morale puritaine, tout droit venue d'Outre-Atlantique, à l’ensemble des salariés. Plus question de boire un verre de trop aux pots de départ et encore moins d’avoir dans ses tiroirs des écrits inavouables.

    Alors, quand Juliette est surprise, en pleine dédicace, par le très troublant bras droit du nouveau patron, elle ment et s'invente une sœur jumelle, auteure érotique répondant au prénom de Justine. Mais jamais n'aurait imaginé que le beau Sébastien Marvel ne resterait pas insensible au charme de cette Justine...

     

    Ma note : 14/20

    Mon avis :

    Un livre trouvé d'occasion, dont je n'avais jamais entendu parlé, acheté sur un coup de tête. J'ai bien aimé, je l'ai lu rapidement et fini tard dans la nuit.

    On n'est clairement pas sur un livre de saison, mais bon, il m'est tombé sous la main, j'avais envie de le lire, alors voilà.

     

    C'est l'histoire de Juliette, une DRH qui fait bien son travail, une femme bien comme il faut, plutôt discrète. Mais elle écrit des romans érotiques, et quand l'un d'eux est édité, elle va sortir de sa coquille au passage, encouragée par sa sœur et sa meilleure amie. Sauf que quand elle croise son nouveau patron à une dédicace, elle n'assume pas cet autre activité, donc elle s'invente une sœur jumelle, Justine, pour qui elle se fait passer auprès de Sébastien. Et il se trouve qu'entre Justine et Sébastien, le courant passe bien... Sauf que Juliette ne sait pas comment gérer son mensonge.

    On a donc une romance qui s'approche du schéma patron-employée mais sans l'être vraiment. L'histoire est sympa, agréable à suivre, bien que plutôt prévisible sur pas mal de points, et un peu rapide par moment.

     

    Juliette est une femme qui manque de confiance en elle, effacée, discrète. Et toute cette histoire va lui servir de déclic. On va la voir évoluer.

    Sébastien est un homme ferme dans son travail, qui sait négocier et jouer avec les règles. Dans le privé, il est gentil, il a son caractère mais fait attention à laisser de la place aux autres.

    Quant aux autres personnages, ils sont assez nombreux, c'est vivant, ça bouge. On a l'entourage de Juliette très présent autour d'elle, et surtout, beaucoup de collègues de bureau (parfois un peu trop, on s'y perd un peu).

     

    L'univers de l'écriture est très présent et présenté avec honnêteté, j'ai eu l'impression que l'autrice nous présentait sa propre vision de la construction d'un roman, j'ai bien aimé ça.

    Étant donné les romans que Juliette écrit, le contexte érotique est assez présent. Il n'y a qu'une scène de sexe, assez soft et bien écrite. Mais en dehors de ça, il y a pas mal d'évocation de sexe, que se soit avec quelques scènes sensuelles du roman de Juliette, ou encore dans les discussions autour de son roman. Si ça peut en déranger certains, personnellement, j'ai trouvé que ça collait bien dans le contexte, c'était bien dosé, ça m'allait très bien.

     

    Un style d'écriture fluide, facile à lire, avec des chapitres courts qui s'enchainent tous seuls.

     

    Une fin trop rapide pour moi, j'en aurais voulu un peu plus. Là, ça coupe trop brutalement, on quitte les personnages trop vite. Un peu déçue sur ce point.

     

    En bref, une romance dont certains points sont prévisibles, mais qui se lit bien et fait passer un bon moment.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : l'histoire sympa, le monde de l'écriture évoqué, le style d'écriture agréable à lire.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : le côté trop brusque de la fin, certains éléments prévisibles.

     

    Citation :

     "- Oh, mais je vais le lire avec plaisir, crois-moi ! Il ne faut pas confondre vieillesse et couvent, hein ! Je ne suis pas une nonne. Même si, à mon âge, bien sûr, on a moins d'occasions.
    Elle soupira.
    - J'ai lu Cinquante nuances de Grey, tu sais, on ne parlait que de ça au club de bridge. Bon, ce n'était pas terrible, je n'ai pas compris pourquoi on en faisait tout un foin, mais il y avait tout de même des scènes intéressantes. Et ce Christian est, si tu veux mon avis, tout à fait charmant ! Alors que la petite Anastasia, franchement... "

     

    jo-jou


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  •  Bilan lecture Novembre

     

    Les calendriers de l'avent sont ouverts, l'année touche déjà presque à sa fin, il est temps de faire un bilan du mois de novembre.

    Pour moi, un mois chargé en stage, ce qui fait que je n'ai pas pu bosser mes cours autant que j'aurais voulu, et que je commence à stresser un peu pour mon concours, il est temps que je fasse une pause, et Noël qui arrive va me faire beaucoup de bien pour ça.

    Cela dit, ça ne m'a pas empêchée de lire, et plus que je ne l'aurais pensé. Donc voici le bilan lecture :

    Blackwater, tome 2 : La digue, de Michael McDowell

    Bilan lecture Novembre

     

    Un grain de magie, de Chloé Garcia

    Bilan lecture Novembre

     

    Blackwater, tome 3 : La maison, de Michael McDowell

    Bilan lecture Novembre

     

    Campus driver, tome 1 : Supermad, de C.S. Quill

    Bilan lecture Novembre

     

    Le cerf-volant, de Laetitia Colombani

    Bilan lecture Novembre

     

    Blackwater, tome 4 : La guerre, de Michael McDowell

    Bilan lecture Novembre

     

    Soit un total de 6 livres et 1726 pages lues... Un bilan bien complet, je n'aurais pas penser lire autant ce mois-ci ! Je suis donc très contente (je dirais même que ce bilan remonte un peu mon moral).

    Et vous, vous avez fait de bonnes lectures ce mois-ci ?

    jo-jou

     Image by olga volkovitskaia from Pixabay


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  • Blackwater, tome 4 : La guerre, de Michael McDowell

    Blackwater, tome 4 : La guerre, de Michael McDowell

    Titre original : Blackwater, book 4 : the war (1983)

    Année de publication (en France) : 2022

    Nombre de pages : 252

    ISBN : 9782381960487

    Auteur : Michael MocDowell

    Traducteur : Yoko Lacour et Hélène Charrier

    Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

    Résumé :

    La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s’ouvre pour le clan ­Caskey : les années d’acharnement d’Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d’hier sont sur le point de devenir les amies de demain:; et des changements surviennent là où personne ne les attendait.

    Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu’à Perdido, et désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu’à un fil.

     

    Ma note : 17/20

    Mon avis :

    On a dépassé la moitié de cette saga, voici le tome 4, plus que deux ensuite. Je vais la finir avant la fin de l'année, je pense. Un quatrième tome à la hauteur des précédents. Un peu moins spectaculaire que le troisième, peut-être, mais ça ne m'a pas dérangée.

    Dans ce tome, on retrouve la famille Caskey entre 1938 et 1945. Une perte importante a radicalement changer la dynamique de la famille dans le tome précédent, et nous en voyons les effets, avec beaucoup de changements dans les relations entre les différents membres du clan, notamment une plus grande proximité. Les plus jeunes grandissent, Grace est adulte, Miriam et Frances le deviennent, ainsi que les enfants de Queenie, Malcolm, Lucille et Danjo. On a donc une évolution de tous les personnages.

    Et dans ce tome ci, nous arrivons à la seconde guerre mondiale. Nous en voyons l'impact sur cette petite ville, et sur les Caskey, tant avec les départs des jeunes hommes qui s'engagent dans l'armée, qu'avec les passages de militaires en ville, et enfin sur le scierie, qui voit ses commandes augmenter de façon exponentielle avec les besoins de l'armée.

    Enfin, si les jeunes hommes partent en guerre, les jeunes filles grandissent et se font leur place dans le monde, Miriam finit son diplôme et va travailler, Frances fait une bonne rencontre tandis que Lucille en fait un mauvaise, et Grace trouve enfin ce qu'elle veut vraiment faire de sa vie.

    Dernièrement, le côté fantastique prend un peu plus de place, il concerne autant Elinor que sa fille Frances, et celle-ci a des questions, ce qui nous apporte certaines réponses. Quelques révélations donc, mais cela reste partiel, et j'espère en avoir plus par la suite...

    En bref, l'histoire avance, à son rythme, j'ai encore suivi cette famille avec plaisir.

     

    Comme je le disais, les personnages évoluent, les plus jeunes grandissent notamment, ce qui change la dynamique et les points de vu dans l'histoire.

    Notamment Miriam et Frances, deux sœurs extrêmement différentes. Miriam finit par s'adoucir un peu (enfin, autant que possible vu d'où elle part) tout en restant déterminée et individualiste, alors que Frances est tellement plus douce et gentille, elle se pose beaucoup de questions et se cherche un peu.

    La relation mère fille entre Elinor et Frances est forte, Elinor voit Frances comme sa fille à elle seule avant qu'elle soit une Caskey, mais Frances aimerait plus de réponses de sa mère et ne se satisfait pas de celles qu'elle a.

    La relation qui apparait entre Grace et Lucille, et le contexte dans lequel elle nait, m'a beaucoup surprise. J'ai beaucoup aimé cette évolution des choses.

    J'ose espérer que le jeune Danjo, petit dernier qui est à peine un jeune homme, mais plein de gentillesse, va avoir son rôle dans la suite.

    On voit apparaitre Billy,  militaire charmant et bien élevé qui se fait accepter des Caskey et voit en eux un idéal familial.

    Et un nouveau personnage apparait également : une naissance inattendue...

    En bref, on voit beaucoup de personnages évoluer, mais comme on les suit depuis le début, on ne s'y perd pas, et j'adore vraiment cette façon de nous faire prendre place dans ce clan.

     

    On retrouve Perdido, petite ville dont la principal source de revenu est la scierie Caskey. On voit les finesses d'Elinor dans ses conseils à Oscar quant à sa gestion, puisque la scierie profite de la guerre après une période difficile pendant la Dépression.

    J'ai apprécié avoir un point de vue extérieur à l'Europe sur la seconde guerre mondiale, c'est une vision des choses que je n'avais pas explorée jusqu'à maintenant, et je suis assez curieuse de le faire un peu plus.

     

    Le style d'écriture est toujours aussi entrainant, fluide et immersif, rendant le récit addictif, on a du mal à lâcher ce livre quand on est plongé dedans. J'aime beaucoup la plume !

     

    La fin nous offre encore un évènement inattendu, comme à chaque fois, l'auteur arrive à nous surprendre, et j'adore ça, car ça donne envie de lire la suite immédiatement...

     

    A-t-on encore besoin de parler du travail éditorial et de l'attention prêtée au moindre détail des couvertures ?

     

    En bref, à la hauteur du reste de la saga, quelques réponses sont apportées, mais on a encore des mystères à résoudre et envie de suivre cette famille.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : Comme à chaque fois, suivre cette famille et ses histoires, et la plume très immersive.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : Toujours rien...

     

    Citation :

     "- Parfois, j’ai l’impression que toi et moi, on est différentes…Différentes des autres.
    - Différentes comment ?
    - Je ne sais pas, maman. Parfois j’ai juste l’impression que je ne suis pas complètement là. Pas de la manière dont Miriam est là. Pas comme papa, Sister Queenie, comme tout le monde est là. J’ai l’impression qu’une partie de moi est ailleurs.
    - Où ça, ma chérie ?
    - Je ne sais pas. Je ne suis pas certaine, dit-elle avant de marquer une pause. Si, je sais où. La rivière. La Perdido."

     

    Chronique du tome 1

    Chronique du tome 2

    Chronique du tome 3

    Chronique du tome 5

    Chronique du tome 6

    jo-jou


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  • Le cerf-volant, de Lætitia Colombani

    Le cerf-volant, de Lætitia Colombani

    Année de publication (en France) : 2021

    Nombre de pages : 229

    ISBN : 9782253262848

    AutriceLaetitia Colombani

    Éditeur : Le livre de poche

    Résumé :

    Brisée par un drame personnel, Léna abandonne la France et son poste d'enseignante pour partir en Inde, au bord du golfe du Bengale. Un matin, alors qu'elle nage dans l'océan, elle manque de se noyer. Une petite fille qui jouait au cerf-volant court chercher de l'aide.
    Comment la remercier ?... Âgée de dix ans, la petite travaille dans un restaurant et ne sait ni lire ni écrire. Entourée d'un groupe de filles du village et de leur cheffe, la tumultueuse Preeti, Léna se lance dans un incroyable projet : fonder une école pour tous les enfants du quartier qui en sont privés.
    Au cœur d'une Inde tourmentée commence une aventure où se mêlent l'espoir et les désillusions, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l'éducation.

     

    Ma note : 17/20

    Mon avis :

    Un roman dont je n'ai même pas lu le résumé avant de l'acheter. Je savais que ça me plairait, et je n'ai pas été déçue.

    Dans ce roman, nous rencontrons Léna, une femme qui a vécu un drame et part loin de tout ce qu'elle connaît. Elle arrive en Inde, les débuts de son voyage sont assez troubles, et lorsqu'elle manque de sombrer, une petite fille lui sauve la vie. En voulant la remercier, Léna va retrouver une raison de vivre... Car elle se rend compte que malgré tout ce qu'elle a perdu, elle a encore beaucoup à offrir. Elle va donc se remettre à enseigner, mais loin de chez elle, là-bas, en Inde.

    Une histoire qui m'a touchée, dans un pays que je ne connais pas et dont je ne peux qu'imaginer la misère au cœur de laquelle l'autrice nous emmène. On y voit le travail forcé des enfants, la pauvreté et le poids de traditions. Et cet espoir que l'accès à l'éducation permette de changer les choses.

    Nous rencontrons une femme perdue qui se retrouve, une enfant qui a soif d'apprendre et d'avenir, une jeune femme qui veut faire changer les choses malgré toutes les difficultés auxquelles elle est confrontée. C'est aussi une histoire de sororité.

    C'est donc une histoire forte, avec des thèmes forts.

     

    Les personnages sont touchants.

    J'ai aimé Léna, avec ses fragilités et ses forces. Elle trouve le courage de faire bouger les choses, se donne les moyens de ses ambitions malgré les difficultés qui se placent sur son chemin. Et bien que quelques désillusions la fassent vaciller, elle continue à avancer.

    Lalita est une enfant qui a vécu son lot de drame et ne parle plus depuis qu'elle a tout perdu. A défaut de pouvoir récupérer son innocence d'enfant perdue trop tôt, elle rêve d'avenir.

    Preeti n'a pas eu une vie facile non plus, c'est une battante, une écorchée et une acharnée. Elle sort les poings dès qu'elle se sent menacée, ayant appris à se défendre en toutes circonstances. Accrochée à ses idées, elle veut faire bouger les choses, veut voir son pays changer. Et elle peut y arriver, mais il va aussi falloir qu'elle apprenne parfois à déposer les armes.

    Une relation particulière se nouera entre ces trois personnages. Des liens précieux et beaux à voir.

     

    Le contexte est dur : l'Inde, la pauvreté, les enfants qui n'ont pas accès à l'éducation car il faut qu'ils travaillent pour que la famille puisse se nourrir, le poids des traditions avec des mariages si jeune... nombre de choses nous sont montrées dans ce livre à travers ce que Léna découvre. Beaucoup de choses qui ne devrait pas exister mais qui sont bien présentes...

     

    Un style d'écriture plein de douceur et de poésie malgré la dureté des thèmes abordés, j'ai retrouvé la plume fluide qui avait été un coup de cœur dans les précédents de l'autrice. Notamment La tresse, pour lequel je viens de me rendre compte qu'il n'y a pas de chronique ici parce que je l'ai lu avant de commencer le blog, et je pense que ça va me servir d'excuse pour le relire et vous en faire une chronique... Surtout que même si La tresse et Le cerf-volant peuvent se lire indépendamment, il y a un lien entre les deux.

     

    On a une fin pleine de beauté et d'espoir, une belle conclusion.

     

    En bref, une lecture avec des sujets difficiles mais très bien abordés, que je recommande, ainsi que les autres livres de l'autrice, qui est à suivre.

     

    En bref, ce que j'ai adoré : La façon dont l'autrice aborde des thèmes difficiles, la plume, et la relation entre les trois personnages.

    En bref, ce que je n'ai pas aimé : C'est simple : rien.

     

    Citation :

     "Elle entend déjà siffler à ses oreilles la voix de ses détracteurs : ils diront que son regard est biaisé, lourd de préjugés occidentaux sur un monde qui lui est étranger. Qu’elle n’a nullement le droit de condamner ces mœurs. Ils l’accuseront de s’ériger en juge, en censeur, dans un pays qui n’est même pas le sien. Léna se moque bien de ce qu’on pourra lui reprocher. Ces arguments ne tiennent pas longtemps face aux larmes d’une enfant de dix ans que l’on vient de marier. Peu importe que l’on soit indien ou français, savant ou illettré, que l’on connaisse ou non la culture du pays, quiconque a déjà vu une petite fille pleurer le jour de ses noces en a eu le cœur brisé."

    jo-jou


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